décembre 2017
Actualités

Sondage : ce que les IP pensent de leur nouvelle autorisation de prescription

Entre août et septembre 2017, l’Ordre a invité les IP à échanger leurs réflexions sur leur nouvelle autorisation de prescrire des substances contrôlées et la nouvelle norme d’exercice qui les concerne.  

Nous avons envoyé une invitation à 3 100 IP. Au total, 904 IP (29 pour cent) ont participé au sondage.

Ce que nous avons appris

Quatre-vingt-quatorze pour cent des IP qui ont répondu avaient réussi à la formation approuvée sur les substances contrôlées. De ce nombre, 80 pour cent ont dit qu’elles prescrivaient désormais des substances contrôlées dans le cadre de leur exercice.

Des répondantes qui n’avaient pas suivi la formation, plus de la moitié ont indiqué que les contraintes en matière de temps étaient le plus grand obstacle. Elles ont toutefois indiqué qu’elles avaient l’intention de suivre la formation à l’avenir. D’autres estimaient qu’elles n’avaient pas besoin de prescrire des substances contrôlées dans le cadre de leur rôle actuel.  

Le sondage nous a aussi indiqué que les IP prescrivent souvent les substances contrôlées pour traiter des clients souffrant d’une douleur aiguë, d’une douleur chronique non liée à un cancer, ou d’anxiété.  

Sondage : ce que les IP pensent de leur nouvelle autorisation de prescription

L’Ordre encourage les IP à se servir des données probantes et des ressources courantes pour éclairer leur prestation de soins. Une de ces ressources est le document Canadian Guideline for Opioids for Chronic Non-Cancer Pain (anglais). Il est accessible à notre page de ressources sur les substances contrôlées. Le document recommande fortement que les prescripteurs optimisent la pharmacothérapie sans opioïdes et la thérapie non pharmacologique (au lieu d’essayer des opioïdes) lorsqu’ils considèrent les divers traitements possibles pour les patients souffrant d’une douleur chronique non liée au cancer.

Le sondage comportait des questions sur la norme d’exercice Infirmière praticienne, que nous avons mise à jour lorsque l’Ordre a autorisé les IP à prescrire des substances contrôlées. Nous avons demandé aux IP de préciser les défis auxquels elles ont été confrontées lorsqu’elles ont appliqué la nouvelle norme d’exercice à leur exercice. Les répondantes ont relevé des restrictions comme les obstacles organisationnels, notamment le fait que la prescription par les IP n’est pas permise dans certains milieux d’exercice. D’autres défis étaient liés aux obstacles interprofessionnels, notamment le fait que les collègues ne comprenaient pas la nouvelle autorisation conférée aux IP.

Enfin, nous avons demandé aux répondantes de proposer d’autres ressources qui les aideraient à appliquer la norme d’exercice Infirmière praticienne ou à prescrire des substances contrôlées de manière efficace et sécuritaire.

Réponse aux commentaires

On nous a demandé des ressources liées à des domaines hautement spécialisés de l’exercice clinique. Bon nombre de ces ressources existent déjà. À titre d’exemple, les IP nous ont demandé des tables de conversion de morphine et des renseignements sur le sevrage graduel. Cette information et des renseignements supplémentaires sont accessibles sur la page des ressources sur les substances contrôlées (anglais).

De plus, nous avons élaboré de nouvelles Q et R (anglais) et nous travaillons sur une nouvelle webémission pour IP.  

Nous communiquons aussi les résultats anonymisés du sondage à divers intervenants. Ces données peuvent éclairer leur développement de ressources futures.  

Quelques IP n’ont pas suivi la formation, car elles ne prescrivent pas de substances contrôlées dans leur rôle actuel. L’Ordre leur conseille toutefois de suivre la formation, car celle-ci traite de plus que la simple prescription de substances contrôlées.  

La formation fournit aussi une information susceptible d’être utile pour l’exercice actuel et futur de l’IP. Mentionnons, par exemple, une information sur les lois fédérales pertinentes, des exemples de comportement aberrant susceptible d’indiquer un mauvais usage, une accoutumance ou un détournement, des idées fausses, une stigmatisation des clients, et des facteurs déontologiques.

Sondage : ce que les IP pensent de leur nouvelle autorisation de prescription

De plus amples renseignements sont affichés sur Approved Controlled Substances Education for Nurse Practitioners (Formation approuvée sur les substances contrôlées à l’intention des IP, en anglais). 

Back to Top