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Lee Ann Eno GD17934

Allégations et plaidoyer

L’Ordre accuse l’Infirmière de ce qui suit : ne pas respecter les limites de la relation thérapeutique avec le conjoint d’une cliente entre 2004 et 2009; solliciter des sommes d’argent au conjoint de la cliente, accepter ces sommes et ne pas les rembourser, à cinq reprises entre 2005 et 2009. L’Ordre soutient en outre que cette conduite serait jugée honteuse, déshonorante ou peu professionnelle.

L’Infirmière a admis les faits allégués et, de concert avec l’Ordre, a présenté une déclaration écrite au jury du Comité de discipline dans laquelle elle convient des faits suivants.

Exposé conjoint des faits

L’Infirmière travaillait dans une maison de soins de longue durée offrant des soins en établissement et des soins prolongés. Elle était infirmière de jour à temps plein.  

La Cliente a été admise à l’établissement en 2002. Elle souffrait de démence, d’hypertension et de la maladie d’Alzheimer. L’Infirmière a soigné la Cliente pendant son séjour dans l’établissement. Le conjoint de la Cliente rendait visite à celle-ci presque tous les jours pendant les cinq ans qu’elle a passés à l’établissement, jusqu’à son décès en 2007.  

En 2004, alors que la Cliente était encore pensionnaire de l’établissement, l’Infirmière a invité le conjoint de la Cliente à souper en lui remettant une note qui disait ce qui suit :

Aimerais-tu souper avec moi le [date]. Je viendrai te chercher vers 17 h 30. Tu peux choisir le restaurant. Affectueusement, Lee.

Le conjoint de la Cliente tenait un journal détaillé de ses activités quotidiennes. Il y a consigné le fait que l’Infirmière et lui se rencontraient régulièrement hors de l’établissement entre 2004 et 2009. Ils prenaient un café ensemble, ils soupaient chez lui, et ils assistaient à des manifestations sociales ensemble. La relation entre l’Infirmière et le conjoint de la Cliente n’était pas de nature sexuelle ou romantique; il s’agissait plutôt d’une amitié platonique étroite.

À cinq reprises entre 2005 et 2009, l’Infirmière a accepté du conjoint de la Cliente des sommes d’argent totalisant plus de 50 000,00 $, montant qu’elle n’a pas remboursé.

Déclaration de culpabilité

À la lumière des faits, le jury a déclaré l’Infirmière coupable de faute professionnelle et a statué que sa conduite serait jugée honteuse, déshonorante et peu professionnelle.

Exposé sur la décision

L’Infirmière a signé une entente selon laquelle elle résiliait en permanence son adhésion à l’Ordre et acceptait de ne pas redemander l’inscription à l’Ordre à un moment quelconque à l’avenir. À la lumière de cette entente, l’Ordre et l’Infirmière ont recommandé une décision qui contraindrait l’Infirmière à comparaître devant le jury pour être réprimandée dans un délai de trois mois.

Décision du jury

Le jury a jugé la peine proposée raisonnable et dans l’intérêt public. Elle indique clairement aux membres de la profession qu’une telle conduite est inacceptable. L’Infirmière n’exercera plus la profession à l’avenir et les décisions du jury seront affichées au tableau public. Le jury a conclu que cette décision exerçait le rôle de dissuasion générale et précise.

Page mise à jour le 28 septembre, 2010