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Jennifer Brutzki

L’Infirmière a reconnu avoir commis une faute professionnelle pour les raisons suivantes : elle a enfreint une norme d’exercice de la profession ou n’a pas respecté les normes d’exercice de la profession lorsqu’elle a consulté les renseignements personnels sur la santé de 25 clients sans consentement ou autorisation et lorsqu’elle a affiché une conduite ou posé un acte influant sur son aptitude à exercer la profession, qui eu égard à toutes les circonstances, seraient raisonnablement jugés peu professionnels et déshonorants par les membres de la profession.

De concert avec l’Ordre, l’Infirmière a présenté un exposé conjoint au jury recommandant à celui-ci de rendre une décision prévoyant une réprimande verbale, une suspension de deux mois et une imposition de limites et conditions au certificat d’inscription de l’Infirmière, notamment l’obligation pour l’Infirmière d’assister à deux rencontres avec une experte en soins infirmiers, d’aviser ses employeurs de la décision pendant 12 mois et d’accepter deux vérifications au hasard de la consultation de dossiers de santé électroniques par l’Infirmière.

L’affaire présente les facteurs atténuants suivants : l’Infirmière a reconnu sa faute professionnelle, elle a collaboré tout au long de la procédure, elle ne compte pas d’antécédents disciplinaires, bon nombre des consultations ont duré moins de 10 secondes et elle a exprimé des remords. Parmi les facteurs aggravants, mentionnons le fait que l’Infirmière n’a pas saisi la gravité de sa conduite, laquelle a donné lieu à un abus de la confiance publique.

Le jury a accepté l’exposé conjoint sur la décision et a conclu que la peine proposée était raisonnable et dans l’intérêt public.

Page mise à jour le 28 septembre, 2010