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Susan E. Muzylowsky HC03182

Allégations et plaidoyer 

L’Ordre accuse l’Infirmière d’avoir commis des actes de faute professionnelle tenant à ce qui suit : faire quelques remarques déplacées et dénigrantes à des clients et en présence de clients; adresser à ses collègues des remarques déplacées et dénigrantes sur les clients; ne pas prodiguer les soins pertinents aux clients en temps utile; ne pas s’identifier à un client; éteindre le téléviseur des clients contre leur volonté; ne pas respecter les limites professionnelles de sa relation avec les clients; ne pas établir et cultiver des relations collégiales avec ses collègues; falsifier un dossier; et sciemment administrer un analgésique à une cliente de façon à causer à celle-ci de la douleur. L’Ordre soutient que cette conduite constitue des mauvais traitements et qu’elle serait jugée honteuse, déshonorante ou peu professionnelle. L’Ordre soutient également que l’Infirmière a infligé des mauvais traitements d’ordre sexuel à des clients, car elle a affiché des comportements et elle a adressé aux clients des remarques de nature sexuelle, et elle a pratiqué des attouchements d’ordre sexuel de clients.   

L’Infirmière a admis les faits allégués et, de concert avec l’Ordre, a présenté une déclaration écrite dans laquelle elle convient des faits suivants. 

Exposé conjoint des faits 

L’Infirmière travaillait comme IAA à temps plein, affectée aux quarts de nuit, dans un Établissement. En 2014, l’Infirmière a fait quelques remarques déplacées et dénigrantes à des clients ou en présence de clients, et ce, à plus d’une reprise. Bon nombre des remarques étaient de nature sexuelle. Entre janvier et juillet 2014, l’Infirmière a adressé à ses collègues quelques remarques déplacées sur les clients. Certaines de ces remarques étaient également de nature sexuelle. 

Entre janvier et août 2014, l’Infirmière n’a pas administré les médicaments conformément aux ordres, n’a pas tenu compte de demandes de médicaments et a refusé des demandes de médicaments que lui avaient présentées des clients. Dans un cas, l’Infirmière a sciemment administré un analgésique à une cliente* de manière à causer de la douleur à celle-ci. À une autre reprise, l’Infirmière a consigné au dossier le fait qu’elle avait administré un médicament, alors qu’elle ne l’avait pas fait. À trois reprises entre avril et juillet 2014, l’Infirmière a retourné brusquement une cliente, ce qui a causé de la douleur à celle-ci, et ne s’est pas identifiée à la cliente, qui était malvoyante. En juin ou juillet 2014, l’Infirmière a éteint le téléviseur de clients contre leur volonté. En 2014, pendant qu’elle prodiguait des soins, l’Infirmière désignait les clients par les noms de « maman » et de « papa », elle disait aux clients « Je t’aime » et elle étreignait les clients et/ou les embrassait. L’Infirmière a également touché les fesses de six clients ou a donné des fessées à ces clients. L’Infirmière a utilisé des noms et expressions désobligeantes pour désigner ses collègues, et n’a manifesté aucun respect envers le rôle, l’expertise ou les contributions de ses collègues. 

Déclaration de culpabilité 

À la lumière des faits, le jury a déclaré l’Infirmière coupable de faute professionnelle. L’Infirmière a fait plusieurs remarques déplacées et dénigrantes aux clients, a adressé à ses collègues des remarques déplacées et dénigrantes sur les clients, et n’a pas prodigué aux clients les soins pertinents en temps utile. En plus d’enfreindre les normes d’exercice, cette conduite était abusive et constituait en partie des mauvais traitements d’ordre sexuel des clients. La conduite impliquait en outre la falsification d’un dossier. Le jury a également conclu que la présumée conduite était déplorable et faisait état d’un mépris flagrant des bonnes mœurs et de l’éthique de la profession. 

Le jury a aussi conclu que la conduite de l’Infirmière était honteuse, déshonorante et peu professionnelle, car elle faisait état d’un mépris grave à l’égard des obligations professionnelles de l’Infirmière et comportait des éléments de mauvais traitements affectifs, physiques, verbaux et sexuels.   

Exposé sur la décision 

L’Ordre a recommandé une réprimande verbale. 

L’Infirmière a démissionné de l’Ordre en décembre 2015. Elle a signé un engagement dans lequel elle a déclaré qu’elle ne rechercherait aucun emploi à titre d’infirmière à l’avenir. L’avocate* de l’Ordre a affirmé que l’engagement protégerait la population, car il certifie que la démission de l’Infirmière est permanente.   

Décision du jury 

Le jury a conclu que la peine proposée était raisonnable et dans l’intérêt public. L’Infirmière a collaboré avec l’Ordre et, en convenant des faits et de la peine proposée, a accepté la responsabilité de ses actes. L’Infirmière a accepté de ne jamais reprendre l’exercice de la profession. Une réprimande respectait l’obligation de dissuasion précise.

Le jury a conclu qu’une démission permanente assurait la protection ultime de la population. La publication des décisions du jury, lesquelles indiquaient qu’une telle conduite ne serait pas tolérée et que la démission ne constituait pas un moyen d’éviter ses obligations personnelles, a exercé le rôle de dissuasion générale auprès des membres. 

Page mise à jour le 20 mars, 2017