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Dernière modification : 18 juin, 2004  

Réglementer les heures de travail

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Q

J’ai lu récemment un article sur le risque croissant d’erreurs en raison des longues heures de travail des internes en médecine. Il s’agit d’un problème qui, à mon avis, touche aussi les infirmières. L’OIIO a-t-il établi un nombre maximal d’heures de travail pour les infirmières ? Prévoit-on l’adoption de mesures législatives pour limiter le nombre d’heures de travail des infirmières ?

R

L’OIIO ne précise pas le nombre maximal d’heures de travail des infirmières. On ne prévoit pas non plus de mesures législatives en la matière. On s’attend à ce que les infirmières fassent preuve de jugement afin de décider si la fatigue risque de nuire à leur rendement et, si c’est le cas, qu’elles s’abstiennent de travailler. Cette situation est semblable à celles où l’aptitude à l’exercice serait affectée par une substance quelconque (médicaments ou alcool) ou par la maladie. Comme le seuil de tolérance à la fatigue varie d’une personne à l’autre, chaque infirmière doit décider si elle est apte à travailler et prendre les mesures appropriées.

La fatigue peut entraver les facultés mentales (pouvoir penser clairement, prendre des décisions judicieuses et agir d’une manière décisive). Bien que l’infirmière et l’employeur doivent établir un horaire de travail équilibré, seule l’infirmière peut évaluer son propre seuil de tolérance au stress, à l’angoisse et à la fatigue.

L’OIIO encourage les infirmières qui constatent qu’elles ou leurs collègues travaillent malgré une grande fatigue à prendre des mesures. Il convient de discuter de leurs inquiétudes avec leur superviseur, en insistant sur les répercussions sur la sécurité des soins à la clientèle, et de chercher des solutions possibles. Les infirmières gestionnaires doivent s’assurer que les décisions en matière de dotation tiennent compte de l’intérêt des clients, et de l’exercice professionnel. En œuvrant de concert, les infirmières et les employeurs peuvent repérer les problèmes en matière de dotation et trouver des solutions novatrices.

Par ailleurs, l’infirmière qui envisage d’effectuer des heures de travail supplémentaires doit mettre en balance sa responsabilité et son engagement d’une part et, d’autre part, sa fatigue. Car, quelle que soit la raison qui l’incite à accepter un quart supplémentaire – dépanner des collègues surchargées ou arrondir ses fins de mois –, sa responsabilité première est d’évaluer son aptitude à prodiguer des soins de qualité. Il est acceptable pour une infirmière de travailler des heures supplémentaires si elle s’estime apte à prodiguer des soins efficaces et conformes aux normes de sécurité de déontologie.

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