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 Dernière modification : 17 juin 2004  

Nouvelles tendances dans l’enseignement de la prévention des infections

« En plus de renforcer et de passer en revue les méthodes de prévention des infections en milieu clinique et dans les laboratoires à chaque nouveau stage effectué par les étudiantes, ces dernières et tous les professeurs doivent suivre un programme sur l’emploi correct du masque protecteur avant de pouvoir se trouver en milieu clinique. »

L'an dernier, au cours de la crise du syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), nous avons vu à quel point il est important que les normes de prévention des infections soient à jour. Non seulement cette crise a-t-elle changé la façon dont les établissements abordent la prévention des infections, mais elle a également poussé les établissements d’enseignement à réévaluer la façon dont les enjeux sont enseignés aux étudiantes en sciences infirmières. Quant à l’OIIO, il en a profité pour remanier entièrement la norme intitulée La prévention des infections.

« La crise du SRAS a permis aux infirmières enseignantes de repenser l’intégration de cette matière importante au programme », explique Susan Sproul, IA, professeure au programme de formation en sciences infirmières offert conjointement par le collège Durham et l’Institut universitaire de technologie de l’Ontario(IUTO). Elle ajoute : « Ainsi, nous avons augmenté globalement le temps consacré à la prévention des infections et plus particulièrement à la transmission des infections par voie aérienne. »

« La part du syllabus qui porte sur la prévention des infections est à la hausse depuis les dernières années », constate John Stone, IA et professeur au programme coopératif en sciences infirmières offert par l’Institut de la technologie et des études supérieures du collège Humber de Toronto en collaboration avec l’Université du Nouveau-Brunswick. « En plus de renforcer et de passer en revue les méthodes de prévention des infections en milieu clinique et dans les laboratoires à chaque nouveau stage effectué par les étudiantes, ces dernières et tous les professeurs doivent suivre un programme sur l’emploi correct du masque protecteur avant de pouvoir se trouver en milieu clinique. »

Ce sont les difficultés vécues par les infirmières durant la crise du SRAS qui ont incité les responsables des programmes d’études à mettre l’accent sur la transmission des infections respiratoires et l’emploi correct des masques protecteurs. En effet, beaucoup d’infirmières ont trouvé que les masques n’étaient pas confortables et n’offraient pas une protection suffisante. Les infirmières trouvaient également que les masques nuisaient à la relation thérapeutique.

Le lavage des mains, dont l’importance est soulignée dans les nouvelles normes sur la prévention des infections, est la principale mesure de prévention des infections. Selon Mme Sproul et M. Stone, son importance est constamment répétée dans le cadre des programmes de formation en sciences infirmières.

« Le lavage des mains est la principale mesure de prévention des infections; on peut le faire d’une façon ou d’une autre n’importe où, souligne John Stone. C’est ce que l’on répète à toutes nos étudiantes lorsqu’elles se retrouvent en milieu clinique. »

Au tout début de la première année d’études, on présente aux étudiantes inscrites en sciences infirmières aux collèges Durham/IUTO et Humber plusieurs concepts liés à la prévention des infections. « Les professeurs mettent l’accent sur le principe du lavage des mains, sur le processus de propagation des infections, sur les infections nosocomiales et sur les précautions de base, explique Susan Sproul. On abonde aussi le concept de l’hygiène du client et les lignes directrices de l’OIIO sur la prévention des infections. » D’autres aspects sont présentés dans le cadre du cours de microbiologie offert au deuxième semestre, lorsque les étudiantes s’initient aux maladies infectieuses.

Les deux établissements ont également consulté des spécialistes externes pour illustrer comment la prévention des infections se manifeste en réalité. À titre d’exemple, les professeurs du collège Durham et de l’IUTO travaillent de près avec les organismes où se déroulent les stages des étudiantes en sciences infirmières. « Nous discutons, avec les étudiantes, des méthodes de prévention des infections qu’ont adoptées les établissements où elles effectuent leurs stages, explique Susan Sproul. Ainsi, nous avons examiné avec elles le cédérom sur les précautions liées au SRAS qu’a produit un de nos partenaires. »

Il importe que les étudiantes et les infirmières actives n’oublient pas que la lutte contre la transmission des infections commence par la prévention. Après tout, mieux vaut prévenir que guérir.

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