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Publications & Resources > L'excellence > juin 2004 Dernière modification : 18 juin 2004 |
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Étude de casCette chronique, qui sinspire de cas réels, vise à renseigner les infirmières sur les différents types de plaintes que traitent le Comité de direction, le Comité des plaintes et le Comité de discipline de lOIIO. À laide dune mise en situation (la combinaison de plusieurs cas) et dune série de questions sur lesquelles les membres des comités se sont penchés, lOrdre cherche aussi à sensibiliser les infirmières à la manière dont les jurys en arrivent à leurs décisions. Avant de lire la décision finale du jury, tentez de porter un jugement sur laffaire. Remarque : le nom des personnes et les détails qui portent sur le lieu et tout autre élément qui pourrait servir à identifier les clients ou les infirmières ont été modifiés.Mise en situation: Dissimuler une erreur dadministration de médicamentsLOrdre a reçu une plainte contre Brigitte, une infirmière travaillant en milieu hospitalier. Son employeur la suspendue parce quelle a essayé de dissimuler ce quelle croyait être une erreur dadministration de médicaments. Le jour de lincident, Brigitte et une autre infirmière ont compté les narcotiques. Il nen manquait aucun. Quelques heures plus tard, Brigitte a de nouveau compté les narcotiques avec une autre infirmière. Elles ont constaté quil manquait un comprimé. La directrice, informée de lincident le lendemain, a mené une enquête. Environ une semaine plus tard, Brigitte a répondu quelle pouvait expliquer la disparition du comprimé. Dans la plainte envoyée à lOrdre, la directrice a affirmé quun seul client prenait ce narcotique au moment de lincident. Brigitte a déclaré à la directrice que, ce matin-là, elle avait bien administré le médicament au client, mais quelle navait pas signé tous les dossiers requis. Elle sen est aperçue plus tard, lorsquelle a remis au client son deuxième comprimé. Elle sest dit que, comme son nom ne figurait pas sur le RAM, elle navait pas administré le premier comprimé. Afin que personne ne découvre son erreur, Brigitte a jeté un comprimé, ce qui, espérait-elle, remettrait les choses dans lordre. Alors que Brigitte sapprêtait à donner un troisième
comprimé au client, elle a constaté quelle sétait
trompée. En fait, elle avait signé la fiche du client après
avoir administré le premier comprimé, mais avait oublié
de signer le RAM. Elle avait donc jeté un comprimé inutilement,
ce qui fausserait le compte de médicaments. Comme Brigitte se disait très stressée par la situation, la directrice a jugé quil serait dangereux quelle continue à exercer. Elle la donc suspendue temporairement. La directrice a aussi émis une condition au retour au travail : Brigitte devra suivre le plan de réintégration élaboré par lemployeur avant de retourner à son poste. Décision du Comité
Dans ce cas, trois éléments ont retenu lattention du Comité des plaintes : ladministration de médicaments, la tenue de dossiers et la dissimulation dune erreur. Malgré ses inquiétudes, le Comité est impressionné que Brigitte assume lentière responsabilité de ses actions. Il estime quelle a appris de son expérience. Le Comité a envoyé une lettre davertissement à Brigitte dans laquelle il a fait ressortir les aspects de son comportement quil juge inquiétants. Les lettres davertissement ne comportent aucune mesure disciplinaire; elles visent plutôt à souligner limportance daméliorer son exercice ou sa conduite. Le Comité a donc rappelé à Brigitte que la prestation de soins conformes aux normes déontologiques repose sur lhonnêteté et lusage judicieux des ressources. Une infirmière qui essaie de dissimuler une erreur médicale, réelle ou perçue, enfreint les normes déontologiques de sa profession. Le Comité a également réitéré que le respect des principes sur la tenue de dossiers énoncés par lOIIO est un aspect essentiel de lexercice de la profession. Si Brigitte avait avoué son erreur sur-le-champ, lincident naurait probablement pas fait lobjet dune plainte. [top] |
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