More   en français

 Publications and Resources > Here for You 

   Last modified: Apr. 15, 2005

À Votre Service

[Français]

Here for You - Vol 5, Issue 1

Actualités infirmières

Volume 6 issue 1

Contents

[top]

Le titre d’« infirmière »

Le titre « infirmière » ne s’emploie pas par n’importe qui. Bien qu’il englobe divers types de prestataires, la profession englobe trois catégories d’infirmières.

En Ontario, on compte environ 107 000 infirmières autorisées (IA) et 33 000 infirmières auxiliaires autorisées (IAA). Ces deux groupes d’infirmières doivent effectuer un programme d’études, réussir à l’examen national et se conformer aux critères d’inscription. Une fois inscrites à l’OIIO, elles doivent respecter des normes professionnelles élevées.

Qu’est-ce qui les distingue ? Leur formation ainsi que leurs connaissances et leurs compétences professionnelles. Les études menant au diplôme d’IA sont plus approfondies et plus longues que celles que poursuivent les IAA. Les IA peuvent donc soigner des clients dans des situations plus complexes.

La troisième catégorie d’infirmières est celle d’IA de la catégorie spécialisée, qui compte environ 300 membres. Les IA (cat. spéc.) suivent une formation plus poussée et doivent réussir à l’examen spécialisé. Leur champ d’exercice est élargi, notamment en ce qui a trait à l’évaluation des clients, au diagnostic et à l’ordonnance de certaines analyses et de certains traitements. Ainsi, ces personnes peuvent diagnostiquer et traiter des maladies courantes, ainsi que des infections et des blessures définies par la Loi. Les IA (cat. spéc.) exercent surtout à titre d’infirmières praticiennes dans des cliniques de soins primaires et en milieu communautaire.

Pour utiliser le titre d’« IA », d’« IAA », d’« IA (cat. spéc.), d’« infirmière » ou d’« infirmier » et pour exercer la profession, une personne doit nécessairement être inscrite à l’OIIO. La population est donc assurée que toute personne qui se présente comme infirmière satisfait à des critères professionnels rigoureux.

 

[top]

La profession infirmière : une science et un art

L'infirmière1 pratique À la fois une science et un art. Une science, parce qu'elle a consacre de nombreuses années à sa formation et à son perfectionnement professionnels. Un art, parce qu'elle a acquis une grande expérience de la prestation de services destinés a répondre à toute la gamme de besoins de clients et des familles en matière de soins.

Elle s’occupe de vous et de vos proches dans divers milieux : à l’hôpital, au cabinet du médecin, à l’école, au travail, dans des cliniques communautaires, dans les unités de santé publique, dans les maisons de retraite et même dans votre domicile.

L’infirmière est un membre indispensable de l’équipe soignante, un rôle qu’elle peut assumer grâce aux études poussées qu’elle a suivies. En Ontario, les infirmières forment le groupe le plus importants de tous les professionnels de la santé. On dénombre 143 000 personnes qui portent fièrement le titre d’infirmière ou d’infirmier. Chacune de ces personnes doit être inscrite à l’Ordre des infirmières et infirmiers de l’Ontario (OIIO), l’organisme qui réglemente la profession dans cette province. La présente publication vous renseignera sur les moyens par lesquels l’OIIO protège le public en réglementant la profession, en établissant les normes d’exercice et en aidant les infirmières à prodiguer des soins efficaces, conformément aux normes de sécurité et de déontologie.

  1. Le mot « infirmière » est employé sans préjudice et désigne à la fois les hommes et les femmes.

 

[top]

Les normes professionnelles de l’OIIO : sécurité, efficacité et déontologie

En n’inscrivant que les personnes qui satisfont aux critères, dont la réussite d’un programme approuvé de formation en sciences infirmières et la note de passage à l’examen national, l’Ordre assure la population que les infirmières débutantes satisfont aux normes d’exercice et de conduite professionnelles.

L’OIIO ne se contente pas de fixer les normes d’exercice : il les révise et les met à jour régulièrement. Chaque année, il publie et diffuse un certain nombre de normes et de directives professionnelles, qui sont le fruit de recherches fiables et de consultations auprès d’infirmières actives.

Ces documents assurent la prestation de soins infirmiers efficaces et conformes aux normes de sécurité et de déontologie et portent sur des questions diverses, dont la relation thérapeutique, le consentement, la réanimation, la déontologie, la tenue de dossiers et la lutte contre les infections.

Un aspect crucial du rôle de l’OIIO consiste à offrir des conseils aux infirmières sur les normes d’exercice. Ainsi, des infirmières-conseils répondent aux questions que les infirmières leur adressent par téléphone ou par courriel ou qu’elles leur posent lors d’ateliers. L’équipe d’infirmièresconseils traite plus de 13 000 demandes de renseignements par an. Ce faisant, elles aident l’OIIO à maintenir le contact avec ses membres et à vérifier l’efficacité des normes dans le milieu actuel de la santé.

L’OIIO a aussi créé le Réseau de formation régional, qui offre aux infirmières partout dans la province des ateliers sur des sujets divers, allant du consentement des clients à la responsabilité professionnelle.

 

[top]

Profession infirmière = apprentissage permanent

Devenir infirmière exige une longue formation et un engagement au maintien des compétences.

Pour être admissible à la profession, il faut effectuer un programme d’études reconnu et obtenir la note de passage à l’examen national. Le 1er janvier 2005, de nouveaux critères en matière de formation sont entrés en vigueur. Ainsi, pour pouvoir exercer comme IA en Ontario, on doit détenir un baccalauréat spécialisé en sciences infirmières et pour s’inscrire comme IAA, il faut détenir un diplôme d’infirmière d’un collège communautaire (programme de deux ans). Ces nouvelles exigences permettront aux deux catégories d’infirmières de relever les défis que leur présente notre milieu complexe de soins de la santé.

Mais l’apprentissage de l’infirmière ne prend pas fin le jour de son inscription à l’Ordre. En fait, l’organisme de réglementation les oblige à participer à son Programme d’assurance de la qualité, qui comporte trois volets.

  • L’Exercice réfléchi est une activité autonome. Chaque année, toutes les infirmières de l’Ontario doivent effectuer une autoévaluation, obtenir les commentaires d’une ou d’un collègue, puis élaborer un plan d’apprentissage afin de parfaire leurs connaissances.
  • L’Examen de l’exercice est une évaluation objective de l’exercice d’infirmières sélectionnées au hasard. Chaque année, ces infirmières doivent se soumettre à un examen écrit et, dans certains cas, à un entretien avec une infirmière-conseil de l’OIIO (une infirmière spécialisée dans l’interprétation des normes d’exercice). Enfin, certaines infirmières doivent suivre un programme de réadaptation.
  • Le Programme de consultation auprès des employeurs favorise la collaboration entre infirmières et employeurs. La participation est volontaire et les parties unissent leurs efforts afin de découvrir les éléments du milieu de travail qui favorisent la prestation de soins infirmiers de qualité et ceux qui nécessitent quelque amélioration.

Outre le Programme d’assurance de la qualité, l’OIIO encourage ses membres à poursuivre leur apprentissage par divers moyens : lire des revues professionnelles, suivre des cours, assister à des conférences ou poursuivre leur formation afin d’obtenir un baccalauréat ou un diplôme spécialisé dans un domaine tel que les soins communautaires ou les soins intensifs.

En incitant les infirmières à poursuivre leur apprentissage tout au long de leur carrière, l’Ordre veille à ce que la population continue de recevoir des services infirmiers de la plus haute qualité.

 

[top]

L’OIIO intervient en faveur de la profession

Les infirmières, comme tout groupe de professionnels, visent toujours à offrir les meilleurs services possibles. Individuellement, elles s’assurent de respecter les normes de qualité élevées de leur profession et de créer un milieu qui favorise la prestation efficace de services infirmiers et de soins de santé en général.

Comment l’OIIO les aide-t-il à assumer cette responsabilité ? D’abord, il surveille constamment les projets de lois, les principales initiatives du gouvernement et les événements et tendances pouvant influer directement ou indirectement sur l’exercice de la profession. Ensuite, il partage cette information avec ses membres.

Tout au long de l’année, les analystes de politiques de l’OIIO effectuent des recherches, étudient de l’information et rédigent des mémoires en réponse aux projets de loi afin de faire avancer la profession.

L’OIIO collabore également avec des employeurs et des partenaires du milieu de la santé à la création d’un réseau de la santé sécuritaire. Un de ses derniers projets, mené de concert avec des infirmièrescadres et des administrateurs d‘établissements de soins prolongés des quatre coins de la province, vise à cerner les facteurs qui entravent la prestation de soins infirmiers de qualité et à résoudre ces problèmes.

En somme, l’OIIO protège l’intérêt du public en assurant la prise en compte des enjeux infirmiers lors de toute décision pouvant influer sur la façon dont le réseau de la santé en général, et les infirmières en particulier, fournissent des services et des soins de santé.

 

[top]

Une nouvelle loi protège la vie privée des patients

Comment les infirmières établissentelles des relations thérapeutiques saines avec leurs patients ? Il ne suffit pas de leur prodiguer les meilleurs soins possibles; elles doivent aussi protéger leur vie privée. En fait, la Loi et le code de déontologie les obligent à protéger la confidentialité des renseignements qu’elles obtiennent dans l’exercice de leurs fonctions.

Les enjeux liés à la vie privée et à la confidentialité des renseignements dans le secteur de la santé ont été mis en évidence en novembre 2004, lors de l’adoption de la Loi sur la protection des renseignements personnels sur la santé (LPRPS).

La LPRPS ne change pas beaucoup le traitement des renseignements par les infirmières, mais l’Ordre a profité de l’entrée en vigueur de cette loi pour revoir et consolider ses normes et directives sur la confidentialité des renseignements.

La LPRPS souligne toutefois que les renseignements personnels sur la santé sont la propriété du patient. Les infirmières et les autres prestataires de soins n’en sont que les dépositaires. Ainsi, les patients ont le droit d’exiger que les renseignements à leur sujet, en tout ou en partie, ne soient pas divulgués à d’autres prestataires. Ils ont aussi le droit de corriger ces renseignements s’ils les jugent erronés ou incomplets.

Outre la révision de ses normes, l’OIIO a placé, sur son site Web, un lien vers les textes de loi et le bureau de la Commissaire à l’information et à la protection de la vie privée. Il a également avisé les employeurs des moyens par lesquels ils peuvent aider les infirmières à respecter ces lois. Voilà encore une initiative visant à assurer que les infirmières connaissent et respectent toutes les règles sur l’utilisation des renseignements personnels sur la santé.

 

[top]

Protéger l’intérêt du public

L'OIIO estime que, pour protéeger le public, il ne lui suffit pas d’assurer la prestation de soins de haute qualité; il doit aussi intervenir lorsque l’exercice de certaines infirmières soulève des inquiétudes.

L’Ordre enquête sur toutes les accusations de faute professionnelle, d’incompétence ou d’inaptitude professionnelle (en raison d’un trouble mental ou physique) qu’il reçoit. Il peut, selon la gravité du cas, choisir parmi un certain nombre de mesures disciplinaires, allant d’une simple réprimande à la révocation du certificat d’inscription.

Quels types de plaintes l’Ordre reçoit-il ? Les plaintes portent sur divers types de comportement : commettre des erreurs dans l’administration de médicaments, ne pas effectuer une évaluation complète, voler ou frauder un client ou un employeur, maltraiter physiquement ou sexuellement un client. L’Ordre prend au sérieux vos inquiétudes à l’égard des soins infirmiers. Les mesures prises par l’Ordre sont axées sur la protection du public, mais visent aussi à favoriser l’apprentissage et le perfectionnement des infirmières.

Les enquêtes portent aussi sur les imposteurs — les personnes qui se présentent comme infirmières sans détenir de certificat d’inscription à l’OIIO. Dans certains cas, il s’agit de personnes qui ont exercé la profession infirmière dans une autre province ou dans un pays étranger et n’ont simplement pas demandé l’inscription à l’OIIO. Dans d’autres cas, ce sont d’anciens membres de l’Ordre qui ont démissionné ou dont le certificat a été révoqué. Enfin, il s’agit parfois de personnes qui n’ont jamais fait d’études en sciences infirmières ou n’ont jamais exercé la profession en Ontario ou ailleurs.

Les imposteurs, peu importe le type, mettent en péril la confiance de la population envers la profession infirmière et menacent la sécurité du public. Si vous soupçonnez quelqu’un d’exercer illégalement la profession infirmière en Ontario, avisez l’OIIO, qui pourra vérifier rapidement si la personne est inscrite.

 

[top]

Hommage à la profession— en vos propres mots

Comment les gens qui reçoivent des soins infirmiers sont-ils touchés par ces interventions ? L’OIIO reçoit régulièrement des lettres en hommage aux infirmières de l’Ontario. En voici quelques exemples, reproduits avec la permission des auteurs.

En avril 2004, mon père a subi une crise cardiaque grave. À son arrivée à l’urgence de l’hôpital du district de la Huronie, à Midland, il fut reçu par une équipe de médecins et d’infirmières incroyablement diligente et compatissante.

Ces personnes ont vite compris qu’il nécessitait des soins spécialisés et l’ont fait transporter par avion à l’hôpital St. Michael’s, à Toronto. Là aussi, le personnel de l’unité de soins coronariens fut exceptionnel.

À l’hôpital du district de la Huronie et à l’hôpital St. Michael’s, nous avons vu notre père recevoir les meilleurs soins infirmiers possibles. Le personnel s’occupait non seulement du patient, mais aussi de sa famille. Nous félicitons toutes ces personnes.

Je remercie très sincèrement tous les professionnels de la santé qui ont soigné mon père avec beaucoup de compassion.

– G. L. M., Penetang

 

Quelques mots pour féliciter les infirmières au Centre hospitalier de Grey Bruce, à Owen Sound.

Mon mari et moi nous sommes présentés à l’urgence de cet hôpital après un long trajet en voiture depuis les États-Unis. Je m’étais fracturée la jambe et la cheville droites, mais je n’avais reçu aucun traitement. L’infirmière en triage était gentille et compatissante et a accéléré le processus. Elle est aussi venue prendre de mes nouvelles plus tard.

Toutes les infirmières que j’ai vues durant mon premier séjour étaient gentilles, efficaces et encourageantes. Elles se préoccupaient avant tout de ma sécurité et de mon confort et faisaient tout pour soulager ma douleur. Je me suis sentie en de très bonnes mains et j’envisageais la chirurgie avec très peu d’inquiétudes.

Depuis ce premier séjour, j’ai dû retourner à l’hôpital à deux reprises pour faire ajuster mon plâtre. Chaque fois, les infirmières m’ont accueillie avec bonne humeur, sollicitude, gentillesse et compétence. Je les remercie. Je les applaudis.

– S.R., Markham

 

Je veux exprimer la gratitude de ma famille aux infirmières de l’unité de soins palliatifs du centre de soins continus Providence de l’hôpital St. Mary’s Lake, à Kingston.

Mon père et tous les membres de ma famille ont été émus devant la sollicitude et la compassion manifestées par les infirmières. Ma mère a avoué, à plusieurs reprises, qu’elle avait l’impression que nous étions leurs seuls clients, en sachant bien que cela était faux. Et elles s’occupaient de nous tous, pas seulement de mon père.

Ces infirmières remarquables m’ont rappelé les principes qui orientent notre profession.

– M. K. R., Dallas

 

Nous avons tendance, souvent, à n’écrire que pour nous plaindre ou pour nous défouler, notamment en ce qui a trait aux soins de santé. Mais, si je vous écris aujourd’hui, c’est pour remercier les merveilleuses infirmières de la clinique de traitement de la douleur, à l’hôpital général de Hamilton.

Le traitement de la douleur est un domaine spécialisé. Les infirmières qui y oeuvrent s’occupent de patients agonisants ou de personnes qui ont besoin d’une oreille attentive. Avant et après des interventions telles que des injections péridurales régulières, les infirmières de cette clinique doivent faire preuve d’amour, soulager les pleurs et être à l’écoute de la souffrance.

C’est une tâche difficile, de toute évidence, puisque les patients parlent beaucoup de leurs problèmes. Mais ces infirmières écoutent avec empathie. Et, si un patient préfère parler de n’importe quoi d’autre, elles sont heureuses de discuter jardinage, cinéma et trafic.

Je connais ces infirmières professionnelles depuis un an et j’espère que vous savez à quel point elles sont remarquables.

Je vous félicite d’avoir su attirer ces personnes à votre établissement.

– P. C., Hamilton

 


Copyright © College of Nurses of Ontario, 2004.

Material published in Here for You may be re-printed without permission, provided that credit is given to the publication and to the College of Nurses of Ontario. To order a printed copies of Here for You, please contact publications@cnomail.org.

ISSN 1708-9638

[top]