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Les soins infirmiers et vous

Volume 2, numéro 3 Août 2000 - Bienvenue à la profession infirmière !

Le présent numéro de Les soins infirmiers et vous vous est offert conjointement par l'Ordre des infirmières et infirmiers de l'Ontario, l'Association des infirmières et infirmiers de l'Ontario et l'Association des infirmières et infirmiers auxiliaires de l'Ontario.


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Bienvenue à la profession infirmière : une carrière remplie de défis et de possibilités

Quelle image vous vient à l'esprit quand vous entendez le mot « infirmière » ? Il y a de fortes chances que cette image ressemble davantage aux vieilles idées stéréotypées qu'à la réalité contemporaine.

Saviez-vous que, de nos jours, la carrière d'infirmière est très intéressante et offre des possibilités d'avenir presque illimitées ? En effet, les infirmières peuvent choisir de travailler à l'urgence d'un hôpital, où le rythme est effréné, ou encore dans un centre de santé communautaire, où elles s'occupent d'un grand nombre d'enfants, de personnes âgées et de collectivités. Il y a des infirmières qui sont professeures à l'université, d'autres sont cadres supérieurs dans des entreprises et d'autres encore sont des chercheuses de grande renommée. Et les infirmières collaborent étroitement avec les employeurs et le gouvernement afin d'améliorer leurs milieux de travail.

Saviez-vous que la demande pour des infirmières est plus grande que pour toute autre profession ? Et que la population respecte les infirmières et leur fait confiance plus qu'à toute autre profession ? La demande pour les infirmières a presque toujours été très grande, mais jamais aussi grande qu'elle ne l'est aujourd'hui. En fait, on estime que, d'ici 2011, le Canada aura une pénurie de 113 000 infirmières.

Saviez-vous que toute personne peut exercer la profession infirmière ? En effet, d'après les statistiques, un nombre grandissant d'hommes choisissent la profession infirmière et s'y plaisent beaucoup. D'autre part, les étudiantes et les étudiants en sciences infirmières représentent bien la riche diversité ethnique et culturelle de la population ontarienne.

Saviez-vous que les infirmières sont très respectées par notre société ? Les infirmières sont la cheville ouvrière des soins de santé. Elles touchent la vie des gens puisqu'elles leur prodiguent des soins individuels; elles interviennent dans des collectivités en faisant la promotion de la santé; et elles exercent une influence encore plus grande en tant que chercheuses et leaders. Les infirmières ont une influence positive sur la santé de toutes les Canadiennes et de tous les Canadiens.

Dans les pages qui suivent, vous découvrirez en quoi consiste la profession infirmière et apprendrez qu'elle présente d'incroyables possibilités d'avenir. Vous ferez la connaissance d'infirmières qui exercent divers rôles et celle d'adolescentes qui se destinent déjà à la profession infirmière. Vous apprendrez comment vous préparer pour des études en sciences infirmières et ferez la connaissance d'une étudiante. Nous vous présentons, en fait, un portrait de la profession infirmière telle qu'elle est aujourd'hui. Peut-être figurez-vous dans ce portrait ?

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Un besoin urgent d'infirmières !

Dans de nombreux domaines professionnels, il est parfois difficile de prévoir l'évolution du marché du travail. Mais nous aurons toujours besoin de services de santé de qualité. Et si vous choisissez la profession infirmière, vos chances d'obtenir un emploi sont excellentes, peu importe le champ d'activités que vous choisirez. Voici pourquoi.

Un rapport soumis récemment au ministère de la Santé et des Soins de longue durée, intitulé Ensuring the Care Will be There, souligne un certain nombre de tendances qui annoncent une grave pénurie d'infirmières d'ici la fin de la décennie.

  • La croissance démographique - On prévoit que la population canadienne augmentera de 17 % entre 1998 et 2011. En raison du taux élevé d'immigration, la croissance démographique de l'Ontario est plus élevée que la moyenne pour le reste du pays.
  • Le vieillissement de la population - On s'attend à ce que la proportion de Canadiennes et de Canadiens âgés de plus de 74 ans, qui était de 5,32 % en 1998, passe à 6,48 % en 2011. Ce groupe requiert une importante partie des ressources en soins de santé, y compris les soins infirmiers.
  • La gravité croissante des maladies - Comme les patients hospitalisés regagnent leur domicile plus tôt qu'auparavant, tous les secteurs de la santé constatent que les gens sont plus malades. Par conséquent, ils ont besoin de plus de soins intensifs et, de ce fait, de plus d'infirmières.

En raison de ces facteurs, les possibilités d'emploi pour les infirmières promettent d'être très grandes. L'an dernier, le gouvernement de l'Ontario s'est engagé à financer 12 000 nouveaux postes en soins infirmiers d'ici la fin de 2001. Il faut donc combler ces postes. Et qui de mieux que vous pour combler un tel poste !

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Quelques réponses à vos questions sur la profession infirmière

Les options qui s'offrent à vous

La profession infirmière ouvre la voie à une large gamme de possibilités de carrières. Les compétences et les connaissances qu'acquièrent les étudiantes en soins infirmiers sont en grande demande et elles sont transférables. Ainsi, vous pouvez choisir un domaine d'intérêt au début de vos études, puis explorer de nouvelles possibilités de formation et de carrière après avoir acquis de l'expérience professionnelle. La profession infirmière offre d'innombrables possibilités de croissance. En voici quelques-unes :

Soins à domicile

Comme le laisse entendre ce titre, certains soins infirmiers sont prodigués au domicile du client. Bien que certaines infirmières soignent une seule personne, la plupart d'entre elles sont employées par des agences et servent plus d'un client. Quoi qu'il en soit, les infirmières qui offrent des soins à domicile doivent avoir d'excellentes aptitudes à la communication afin d'enseigner à leurs clients comment se soigner eux-mêmes dans la mesure du possible. Ces infirmières doivent aussi pouvoir travailler indépendamment, tout en faisant partie d'une équipe multidisciplinaire.

Soins primaires

Les infirmières en soins primaires sont les principales responsables du traitement de patients et peuvent choisir parmi plusieurs champs d'activités. Certaines travaillent dans le cabinet d'un médecin, d'autres font partie d'une importante équipe multidisciplinaire (qui inclut des médecins, des travailleuses sociales ou des diététistes) dans un centre de santé communautaire. D'autres encore sont des infirmières praticiennes, c'est-à-dire des IA qui ont suivi des études additionnelles et sont autorisées à travailler indépendamment dans leur propre cabinet ou dans divers autres milieux, y compris les centres de santé communautaires, les foyers de soins infirmiers ou des postes infirmiers dans des régions rurales isolées. Peu importe le milieu dans lequel elles exercent, les infirmières en soins primaires doivent s'attendre à travailler auprès de populations diverses et à avoir de nombreuses occasions de promouvoir le bien-être des membres de la collectivité.

Santé publique

En général, les infirmières en santé publique ouvrent dans les domaines de la promotion de la santé, de l'éducation et de la prévention de la maladie à l'échelle communautaire. Voici quelques exemples de leurs activités : élaborer un programme de mieux-être en collaboration avec des personnes âgées dans un centre commercial; travailler dans un centre de santé sexuelle, où elles donnent de l'information sur la contraception et les maladies transmises sexuellement et offrent des traitements; organiser une campagne de « grossesse saine »; ou s'adresser avec humour à un groupe d'élèves du secondaire afin de les inciter à éviter le tabagisme ou à cesser de fumer. Ainsi, les infirmières en santé publique travaillent dans des milieux fort divers et sont très visibles; elles puisent à leurs connaissances infirmières ainsi qu'à leurs aptitudes à la négociation, au travail d'équipe et à la direction.

Soins hospitaliers

Les infirmières qui travaillent dans un hôpital soignent des patients de tous âges à toute heure du jour et de la nuit. Dans l'ambiance frénétique de la salle d'urgence, les infirmières réagissent rapidement à des situations de crise ou la vie des patients est en jeu. Dans les unités de soins intensifs, les infirmières font appel aux technologies de pointe pour soigner des personnes gravement malades. Dans les unités de soins néonataux, elles veillent sur les nouveaux-nés. Pour travailler dans un hôpital, les infirmières doivent avoir les connaissances, les compétences et l'expertise requises pour traiter des maladies de plus en plus complexes et utiliser l'équipement médical. Elles jouent un rôle essentiel au sein de l'équipe soignante qui comprend des médecins, des pharmaciens et d'autres prestataires de soins.

Soins prolongés

Les soins prolongés visent à aider des personnes, habituellement âgées et frêles, à atteindre le meilleur état possible de santé physique et affective. Dans la collectivité, les infirmières en soins prolongés peuvent aider une personne handicapée à vivre indépendamment. Dans un centre de réadaptation, elles aident les personnes qui ont subi une blessure physique ou un traumatisme affectif à se rétablir. Dans un foyer de soins infirmiers, elles veillent à ce que les pensionnaires jouissent de la meilleure qualité de vie possible. Les soins prolongés peuvent impliquer aussi bien le recours à des traitements complexes que le fait de prononcer quelques paroles réconfortantes. Comme la plupart des autres champs d'activités des infirmières, les soins prolongés font appel à la « science » infirmière (l'application des connaissances spécialisées) et à l'« art » d'être infirmière (la bienveillance qui caractérise la relation thérapeutique).

Enseignement

Bien que toutes les infirmières soient en quelque sorte des éducatrices, il y a de plus en plus de possibilités pour les infirmières qui souhaitent travailler dans le domaine de l'enseignement. En effet, les infirmières qui détiennent un diplôme d'études supérieures peuvent travailler comme enseignantes. Par exemple, les infirmières cliniciennes spécialisées, qui possèdent des connaissances dans un domaine particulier de la santé, agissent à titre d'expertes-conseil auprès d'hôpitaux et d'agences de soins à domiciles ou offrent des cours spécialisés de perfectionnement professionnel à leurs collègues infirmières. Les infirmières qui détiennent une maîtrise ou un doctorat peuvent aussi travailler comme professeures en sciences infirmières dans un collège communautaire ou une université.

Recherche

En général, la profession infirmière attire des personnes qui sont animées par une grande curiosité. C'est d'ailleurs une qualité qui font des infirmières d'excellentes chercheuses. De nos jours, les infirmières ouvrent surtout dans deux domaines de recherche : la recherche clinique et la recherche en sciences infirmières. Dans le premier cas, les infirmières, qui pour la plupart, détiennent un diplôme d'études supérieures, font partie d'une équipe qui a pour mission de faire l'essai de nouvelles pharmacothérapies ou d'enquêter sur certaines questions reliées à la santé. Les infirmières participent aussi à des recherches qui contribuent à enrichir le vaste corpus de connaissances sur lequel sont fondés les soins infirmiers.

« Pour maîtriser son diabète, il faut avoir beaucoup de confiance en soi et en ceux qui nous aident. Les infirmières m'ont beaucoup aidée à acquérir cette confiance quand j'étais petite. Maintenant, je sais que je l'aurai toujours. »

Jeune femme de 19 ans qui souffre du diabète

Administration

Les infirmières sont des chefs de file dans le domaine de la santé. Les infirmières chevronnées peuvent accéder à des postes de direction dans des hôpitaux, où elles coordonnent les activités d'infirmières et d'autres prestataires de soins. Les directrices des soins infirmiers établissent les normes sur les soins aux patients et donnent des conseils en matière de soins infirmiers à d'autres employés de l'hôpital. Par ailleurs, les infirmières qui ont un diplôme d'études supérieures en sciences infirmières, en sciences de la santé ou en administration peuvent accéder à des postes de cadre au sein d'organismes tels que les hôpitaux, les établissements de soins prolongés, les centres de santé communautaires, les agences de soins à domicile, les écoles de sciences infirmières ou les associations professionnelles. Leurs responsabilités : surveiller un personnel nombreux, administrer des budgets pouvant totaliser plusieurs millions de dollars, établir les normes sur les soins ou intervenir en faveur d'une politique publique saine et du rôle des infirmières.

Élaboration de politiques publiques

Comme les infirmières sont au cour des soins de santé, elles sont bien placées pour comprendre les concepts de la santé. En tant que prestataires de soins de première ligne, et grâce à leur vision holistique du bien-être, les infirmières savent que des facteurs tels que le revenu, le mode de vie et l'éducation influent sur la santé des gens. Étant donnée cette expertise, il est peu étonnant que les opinions des infirmières soient recherchées de plus en plus souvent par les médias, les organismes nationaux et internationaux de santé et tous les paliers de gouvernement. Chose certaine, le gouvernement de l'Ontario reconnaît que les infirmières jouent un rôle-clef. Dernièrement, l'Ontario a nommé la première infirmière en chef de la province. Cette personne occupera un poste supérieur au sein du ministère de la Santé et des Soins de longue durée.

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Qu'est-ce que la profession infirmière ?

Le but de la profession infirmière est de rétablir, de préserver et d'améliorer la santé du patient. C'est une « science » autant qu'un « art ». Une science parce que l'infirmière doit appliquer ses connaissances professionnelles et techniques; un art parce qu'elle doit établir une relation thérapeutique fondée sur la bienveillance et la compassion, relation qui lui permettra d'appliquer ses connaissances et son jugement. Ainsi, l'infirmière se préoccupe de la personne, pas seulement de sa maladie.

Les infirmières peuvent jouer des rôles divers (prestataire de soins, administratrice, enseignante, chercheuse) dans toutes sortes de milieux, dont les hôpitaux, les établissements de soins prolongés, le domicile du patient, des cliniques, des entreprises ou des salles de classe. Elles soignent des patients de tous âges dont l'état de santé peut être excellent ou menacé.

En Ontario, la profession infirmière comprend deux groupes de prestataires : les infirmières autorisées (IA) et les infirmières auxiliaires autorisées (IAA). Les membres des deux groupes sont soumis aux mêmes exigences légales, aux mêmes normes d'exercice et aux mêmes processus de plaintes, de discipline et d'inscription. Ils se distinguent toutefois dans deux domaines, soit les études et le champ de compétence. Les IA et les IAA suivent le même programme d'études en sciences infirmières, mais les infirmières autorisées approfondissent davantage et plus longtemps les notions enseignées. Aussi peuvent-elles prodiguer des soins dans des circonstances particulièrement complexes.

Certaines IA ont effectué des études plus poussées et peuvent effectuer certaines des tâches diagnostiques et thérapeutiques qui, auparavant, étaient réservées exclusivement aux médecins. Ces IA, qui portent le titre d'infirmières praticiennes en soins primaires, viennent récemment d'être reconnues par des lois provinciales et sont désormais inscrites à l'OIIO dans la catégorie spécialisée.

Les IA et les IAA sont les seules catégories d'infirmières réglementées en Ontario; d'ailleurs, seules les personnes qui sont inscrites à ces catégories ont le droit d'utiliser le titre « infirmière ».

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L'Ordre des infirmières et infirmiers de l'Ontario : les infirmières s'autoréglementent

En Ontario, les professions de la santé, y compris les infirmières, les médecins et les dentistes, sont réglementées afin de protéger la population. L'Ordre des infirmières et infirmiers de l'Ontario (OIIO) est l'organisme qui réglemente la profession infirmière. Seules les personnes qui détiennent un certificat d'inscription valide de l'OIIO peuvent exercer la profession en Ontario et utiliser les titres « infirmière » ou « infirmier », « infirmière autorisée » ou « infirmier autorisé » et « infirmière auxiliaire autorisée » ou « infirmier auxiliaire autorisé ».

L'OIIO compte environ 140 000 membres, dont près de 107 000 IA et plus de 33 000 IAA.

Tous les ordres professionnels en Ontario ont des responsabilités similaires. Ces responsabilités sont énoncées dans la Loi de 1993 sur les professions de la santé réglementées :

  • établir les critères d'admission à la profession, c'est-à-dire les études et autres compétences exigées;
  • élaborer les normes d'exercice auxquelles leurs membres doivent se conformer;
  • administrer un programme d'assurance de la qualité auquel leurs membres doivent participer afin de demeurer compétents;
  • établir un mécanisme de plaintes et d'enquêtes à l'intention des personnes qui estiment qu'un membre a enfreint les normes.

L'OIIO est gouverné par un Conseil d'administration auquel siègent 39 personnes, dont 21 infirmières élues par leurs collègues de toutes les régions de la province (14 IA et 7 IAA) et 18 membres de la population, qui sont nommés par le gouvernement provincial.

L'OIIO a pour mission de protéger le droit de la population à des soins infirmiers de qualité en guidant l'autoréglementation de la profession infirmière. Qu'est-ce que cela signifie ? Cela veut dire que les infirmières réglementent elles-mêmes leur profession afin d'assurer le respect de normes élevées. Le budget de l'OIIO provient presque exclusivement des droits d'adhésion que les infirmières actives doivent verser chaque année. La majorité des membres du Conseil d'administration sont des infirmières, de même que la plupart des membres du personnel de l'OIIO.

Il importe toutefois de rappeler que par « autoréglementation » s'entend que les infirmières sont responsables d'exercer conformément aux normes professionnelles et de demeurer compétentes tout au long de leur carrière.

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Message de la ministre de l'Éducation

Au moment où les jeunes atteignent le secondaire, ils commencent à prendre des décisions importantes à l'égard de leur carrière. La profession infirmières est l'une des options valables que peuvent choisir les jeunes. Les infirmières offrent des services essentiels à nos familles, nos amis et nos collectivités, et c'est une profession très enrichissante pour les hommes et les femmes qui choisissent de l'exercer.

Le ministère de l'Éducation offre plus de soutien que jamais auparavant aux jeunes afin de les aider à choisir une carrière et à choisir des cours qui leur permettront d'atteindre leurs objectifs.

Ainsi, notre nouveau programme d'études secondaires assure que tous les étudiants ont accès à un enseignant-conseiller ou à une enseignante-conseillère qui les aide à préparer chaque année un plan d'études en fonction de leurs projets de carrière. Les conseillers et les orienteurs aideront les jeunes qui visent une carrière en soins infirmiers à choisir les cours et les programmes d'études qui les rendront admissibles aux programmes d'études postsecondaires en sciences infirmières.

Le nouveau programme d'études secondaires en Ontario est rigoureux et constitue une excellente préparation pour les études en sciences infirmières. Les nouveaux cours en sciences et en mathématiques, ainsi que des cours en technologie médicale et en nutrition, sont particulièrement utiles aux étudiants qui se destinent à une carrière en soins infirmiers.

Il importe de veiller à ce que les jeunes soient bien préparés à exercer leur carrière. Bon nombre d'étudiants estiment que la profession infirmière offre une large gamme de possibilités.

L'honorable Janet Ecker
Ministre de l'Éducation

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Message de la ministre de la Formation, des Collèges et des Universités

Les étudiants et les étudiantes qui choisissent une carrière en soins infirmiers peuvent travailler dans divers domaines intéressants et pleins de défis. Certains choisiront le domaine de la santé publique, par exemple, tandis que d'autres préféreront effectuer des recherches ou exercer dans un hôpital.

Le ministère de la Formation, des Collèges et des Universités collabore avec les collèges et les universités afin d'apporter de grands changements à la formation des étudiants qui se destinent à la profession infirmière afin que ces derniers soient bien en mesure d'exercer leur profession.

À partir du 1er janvier 2005, par suite de la recommandation de l'Ordre des infirmières et infirmiers de l'Ontario et du Groupe de travail sur la profession infirmière, toutes les infirmières autorisées et tous les infirmiers autorisés devront détenir un baccalauréat spécialisé en sciences infirmières (B.Sc.Inf.).

Afin d'enrichir la formation des infirmières et des infirmiers, le gouvernement aide les collèges et les universités à élaborer ensemble des programmes d'études qui mènent au baccalauréat. Grâce à ces programmes, les étudiantes et les étudiants connaîtront de nouveaux traitements et de nouvelles thérapies complexes, ainsi que les nouvelles technologies. En outre, les diplômés des nouveaux programmes seront mieux préparés à travailler dans la collectivité de manière autonome.

Nous estimons que les diplômés de ces programmes d'études seront bien préparés à poursuive une carrière enrichissante en soins infirmiers.

L'honorable Dianne Cunningham
Ministre de la Formation, des Collèges et des Universités

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Message de la ministre de la Santé et des Soins de longue durée

On réussit rarement à atteindre un consensus. Mais, en ce qui concerne la profession infirmière et la qualité des soins qui distingue les infirmières et les infirmiers de notre province, toutes les Ontariennes et tous les Ontariens qui ont fait appel à notre réseau de santé s'entendent sur un point : les infirmières et les infirmiers en sont véritablement la cheville ouvrière.

En effet, les infirmières et les infirmiers sont le plus gros groupe de professionnels de la santé et sont essentiels à la prestation de soins efficaces. Nous savons que si les services infirmiers sont solides, les patients reçoivent de meilleurs soins. Or, à mesure que notre population vieillit, nous aurons besoin de plus d'infirmières et d'infirmiers. Malheureusement, le nombre de nouveaux diplômés en sciences infirmières ne correspond pas au nombre d'infirmières et d'infirmiers qui prennent leur retraite ou qui quittent la profession.

Voilà pourquoi notre gouvernement prend dès maintenant des mesures afin de s'assurer d'avoir un nombre suffisant d'infirmières et d'infirmiers pour répondre aux besoins actuels et futurs de notre réseau de santé. Comme le démontre la présente publication, la profession infirmière offre une grande diversité de possibilités de carrière. Quels que soient vos objectifs de carrière - un avenir assuré et un revenu raisonnable, le respect de la collectivité, des défis intellectuels, la satisfaction de savoir qu'on aide son prochain -, la profession infirmière peut vous permettre de les atteindre.

Si vous cherchez une carrière pleine de défis, si vous voulez faire changer la vie des gens, je vous encourage à songer sérieusement à entreprendre un carrière en soins infirmiers. Les Ontariennes et les Ontariens ont besoin de vous.

Elizabeth Witmer
Ministre de la Santé et des Soins de longue durée

Le saviez vous ?

La majorité des infirmières en Ontario (83,3 %) ont fait leurs études dans cette province et 7,2 % d'entre elles ont étudié dans d'autres provinces et territoires canadiens. Moins de 1 % ont fait leurs études aux États-Unis. Un grand nombre de nos infirmières et infirmiers viennent d'Angleterre, de Hong Kong, des Philippines et des Antilles..


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Témoignages d'infirmières et d'infirmiers

« Parfois, en dépit de tout, les enfants s'en tirent beaucoup mieux que nous espérions. C'est cet espoir qui nous motive  ».

Barb Bowman, IAA en soins pédiatriques, Centre Bloorview McMillan (Toronto). Barb travaille au centre Bloorview depuis plus de 21 ans et est très impliquée dans son milieu de travail. Elle a participé à toutes sortes d'activités allant des recherches en soins infirmiers à la préparation de budgets.

« J'adore enseigner, partager mes idées et mes compétences avec les patients et, surtout, avec mes collègues infirmières et infirmiers. Le partage est essentiel dans notre profession, car c'est ainsi que l'on apprend. »

Abdiqani Qasim, IA en soins coronariens intensifs, hôpital général de Toronto. Abdiqani a fait ses études de base en sciences infirmières en Somalie, mais poursuit ses études depuis son arrivée au Canada. Il a fondé l'Association des infirmières et infirmiers d'origine somalienne afin d'aider ces personnes à s'adapter à la vie ici.

« J'aime la relation intime qu'on établit avec les clients en soins à domicile. Je peux prendre le temps de vraiment m'occuper du patient et j'ai plus de liberté. »

Lina Le Touzel, IAA visiteuse, comtés de l'Est. Lina, une jeune infirmière, qui estime que le bilinguisme est essentiel dans sa région, a travaillé dans plusieurs domaines, des foyers de soins infirmiers à l'hôpital régional de Hawkesbury.

« J'apporte à mon travail l'attitude qui caractérise toutes les infirmières : que toute décision doit être axée sur les besoins et le bien-être du client. »

Lynda Cranston, IA, p.-d.g., Service canadien du sang (Ottawa). Après avoir reçu son diplôme d'infirmière en Ontario, Lynda a occupé des postes administratifs dans des hôpitaux un peu partout au Canada. Elle fut nommée directrice du nouvel organisme pancanadien en 1998.

« Il n'y a aucune raison de ne pas relever constamment des défis en soins infirmiers. Notre profession est très diverse et nous exerçons une très grande influence sur la vie des gens. »

Susan Woollard, IA, enseignante au collège Centennial et infirmière des Blue Jays de Toronto.



« Les gens âgés sentent parfois que personne ne les aime plus, que personne ne les respecte. L'infirmière tente de leur donner ce qu'ils croient avoir perdu. »

Linda Cheung, IAA, centre Yee Hong de soins gériatriques (Scarborough).

 

 

« Les infirmières apprennent à répondre aux besoins des gens, à être à l'écoute, à observer les signes non verbaux, à être bienveillantes. Voilà des compétences qui sont en demande partout. »

Lee McDonald, IA, présidente de Southmedic Inc. (Barrie). Tout en poursuivant une carrière en soins actifs et en recherche clinique, Lee a inventé un dispositif de sécurité pour la salle d'opération. Depuis, elle a lancé un commerce d'équipement médical.


« Les clients qui communiquent bien peuvent obtenir davantage de services. Mes clients ne sont pas sympathiques et ne savent pas comment demander des services. C'est pourquoi j'agis comme leur porte-parole. »

Betty Gillard, IAA, centre de santé mentale de la rue Queen (Toronto). Betty s'occupe de 16 personnes atteintes de schizophrénie qui sont difficiles à traiter. Ses patients vivent dans la collectivité et elle doit souvent intervenir en leur faveur auprès du système judiciaire.


« La profession infirmière me donne l'occasion de voyager et, surtout, la satisfaction de savoir que mon intervention fait changer la vie des gens. »

La capitaine Caroline Price, IA, membre de l'Équipe d'intervention en cas de catastrophe (DART), Base des Forces canadiennes à Petawawa.

 


« Mon objectif, c'est la prévention. Si je ne suis pas très occupée, c'est que mes efforts portent fruit. Je pense que les gens veulent participer à leur santé. Voilà un excellent point de départ pour mon travail. »

Joanne Barber, IAA en santé et sécurité du travail (Owen Sound). Joanne exerce dans ce domaine depuis 26 ans auprès de la société Edwards, le premier fabricant d'alarmes à feu et d'autres dispositifs de sécurité.

 

« Travailler dans un milieu multiculturel est une grande source d'apprentissage professionnel et personnel. Ces situations m'ont donné beaucoup à réfléchir. »

Roger Pilon, IA (cat. spéc.), à Espanola. Roger fut parmi les premières personnes à se mériter le titre d'infirmier praticien. Il a consacré presque toute sa carrière aux soins aux populations autochtones du Nord de la province.

 

« Les infirmières peuvent travailler dans toutes sortes de milieux et auprès de gens de tous âges et d'états de santé variables. J'imagine difficilement une profession plus enrichissante. »

Lucia Matuk, IA enseignante à l'université de Windsor.



 

 

« L'infirmière doit saisir l'occasion et se trouver un créneau. J'ai lancé cette entreprise pas seulement pour gagner de l'argent, mais pour me dégourdir les méninges. »

Sandra French, IA, fondatrice de Clinical Research Services (Etobicoke). Sandra a quitté une carrière en soins intensifs pour gérer un laboratoire d'analyses sanguines et coordonne maintenant des recherchescliniques pour des médecins, des hôpitaux et des entreprises partout au Canada.

 

« La santé publique vous donne la possibilité d'avoir une influence positive durable sur la vie des gens, surtout les enfants puisque nous les aidons à prendre de bonnes décisions tôt dans leur vie. »

Margot Fournier, IA en santé publique (Simcoe). Après avoir travaillé trois ans en milieu hospitalier, Margot a découvert qu'elle excellait comme enseignante. Elle travaille depuis 14 ans au bureau de santé publique, principalement auprès des adolescents et des nouveaux parents.

 

« Il y a une foule de possibilités en sciences infirmières (des voyages et toutes sortes de choses au fil des ans). Il suffit de décider combien de risques vous voulez courir. »

David Fox, IA, fondateur de Emergency Air Service, île de Toronto. David a commencé à voler pour se divertir alors qu'il était infirmier en salle d'urgence et infirmier-enseignant. Il combine désormais ses deux passions : une entreprise internationale qui emploie près de 70 infirmières et infirmiers.

 

« Je n'ai jamais regretté d'avoir choisi la profession infirmière, car l'infirmière acquiert des compétences qui lui serviront dans de nombreuses carrières : la pensée critique, le travail d'équipe, l'organisation. Les infirmières sont fortes. »

Gillian Seaman, IA, formatrice en diabète et infirmière de plateau de tournage cinématographique. Gillian (à droite) travaillait en soins intensifs lorsque son mentor l'a encouragée à se concentrer sur l'enseignement. Elle a poursuivi ses études menant au bac. et se spécialise maintenant dans l'enseignement auprès des personnes atteintes du diabète. Son travail dans le domaine du cinéma est une activité secondaire, mais très amusante.

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Organismes professionnels

L'Association des infirmières et infirmiers auxiliaires autorisés de l'Ontario

L'Association des infirmières et infirmiers auxiliaires autorisés de l'Ontario (AIIAAO) est le porte-parole professionnel des infirmières et infirmiers auxiliaires autorisés. L'AIIAAO vise à sensibiliser davantage la population au rôle des IAA au sein du réseau des soins de santé et à défendre leurs besoins professionnels. Elle effectue des recherches et offre des programmes de formation de haute qualité afin de favoriser l'amélioration des compétences de ses membres et d'accroître leurs possibilités d'emploi. L'Association offre de nombreux avantages à ses membres. Elle a aussi un centre de développement de carrière, où l'on trouve d'excellents renseignements sur la carrière d'infirmière auxiliaire, ainsi que du personnel serviable. Renseignements : AIIAAO, 5025, promenade Orbitor, Édifice 4, Bureau 200, Mississauga (Ontario) L4W 4Y5; téléphone : (905) 602-4664.

L'Association des infirmières et infirmiers autorisés de l'Ontario

L'AIIAO est l'organisme professionnel des IA en Ontario et représente un réseau étendu d'infirmières qui exercent une grande variété de rôles dans de nombreux secteurs de la santé. Cet organisme autonome à adhésion volontaire est le porte-parole des IA et des étudiantes qui se spécialisent en administration, en recherche, en politique et en éducation. Le centre de développement professionnel de l'AIIAO offre une gamme impressionnante d'ateliers de perfectionnement et de conférences aux infirmières et aux organismes de la santé. Pour des renseignements sur la carrière d'IA, téléphoner au (416) 599-1925 ou écrire à l'AIIAO au 438, avenue University, Bureau 1600, Toronto (Ontario) M5G 2K8.

Le Groupe des infirmières et infirmiers francophones de l'Ontario

Le GIIFO travaille à créer un solide réseau d'échange et d'appui à l'échelle provinciale à l'intention des Francophones qui exercent la profession infirmière. Ses activités visent à assurer : l'accès à l'information et à la formation; le rapprochement entre les membres de la profession; la communication et la concertation et le maintien de liens avec les divers secteurs du domaine de la santé.

Les membres du GIIFO reçoivent un bulletin d'information et ont accès à une banque de données sur la gamme de ressources humaines, matérielles et autres qui existent en français. Enfin, il organise différentes activités, telles que des dîners-causeries, des colloques, des séances de formation, etc. Renseignements : GIIFO, 2, rue Gloucester, bureau 203, Toronto (Ontario) M4Y 1L5; téléphone : (416) 960-9049.

Syndicats

Outre l'organisme professionnel, l'Ordre des infirmières et infirmiers de l'Ontario et les associations professionnelles, les IA et les IAA sont représentées, dans de nombreux cas, par un syndicat. L'Association des infirmières de l'Ontario représente des IA dans divers milieux de travail, tandis que la Practical Nurses Federation of Ontario, ainsi que d'autres syndicats d'employés de la fonction publique, représentent les IAA. Les syndicats interviennent en faveur de leurs membres dans des dossiers tels que les conditions de travail, les salaires et les avantages sociaux.

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Les soins infirmiers dans une collectivité multiculturelle

Pour pouvoir soigner quelqu'un, je dois me connaître.
Pour pouvoir soigner quelqu'un, je dois connaître l'Autre.
Pour pouvoir soigner quelqu'un, je dois jeter un pont entre nous.

La population ontarienne est parmi les plus diverses au monde. Aussi les infirmières doivent-elles consacrer le temps et l'effort nécessaires pour comprendre leur propre culture et celle de leurs patients. Ceci leur permettra alors d'assurer les meilleurs résultats.

Afin d'aider les infirmières à prodiguer des soins appropriés aux membres de ces différentes communautés culturelles, l'Ordre des infirmières et infirmiers de l'Ontario a publié récemment le Guide sur les soins adaptés à la culture, document qui explique les principes de base des soins adaptés à la culture et propose des moyens de les appliquer. Un certain nombre de mises en scène, dont les suivantes, servent à illustrer les principes.

Un patient autochtone demande la cérémonie des herbes sacrée, où l'on fait brûler dans un petit bol du foin d'odeur, de la sauge, du cèdre et du tabac. La fumée qui s'en dégage est un élément essentiel de cette cérémonie de purification spirituelle. Comment éviter d'incommoder les autres patients ? Comment éviter de déclencher les détecteurs de fumée de l'hôpital ? La solution : tenir la cérémonie dans une pièce bien aérée et demander à un membre du personnel d'entretien de désactiver les détecteurs peu avant le début de la cérémonie et de les réactiver que la fumée se serait dissipée.

Un enfant se présente à une clinique souffrant d'une otite. Comme l'infirmière estime que les parents maîtrisent suffisamment bien l'anglais, elle ne fait pas appel à un interprète. Elle recommande des gouttes de Tylenol contre la fièvre et la douleur et un antibiotique par voie orale. Quelques jours plus tard, elle découvre que les parents, se fiant à leur expérience antérieure, avaient administré les gouttes par voie auricaulaire. Cet exemple fait ressortir la nécessité de s'assurer que le client a bien compris les consignes, voire de faire une démonstration, le cas échéant.

Un client de religion hindoue souffre d'insuffisance rénale chronique. Il décide subitement de devenir végétarien, afin que Dieu lui vienne en aide durant cette rude épreuve. Or, son traitement exige un régime alimentaire à forte teneur en protéines. L'infirmière doit chercher à comprendre les raisons qui motivent la décision du client et collaborer avec une diététiste afin de trouver un moyen de respecter les croyances du client tout en s'assurant qu'il consomme suffisamment de protéines.

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Se préparer à une carrière en soins infirmiers

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La prochaine génération d'infirmières

Alyssa McDiarmid, Étudiante de CPO, Cumberland (Ontario).  

Projet : s'inscrire au programme de baccalauréat en sciences infirmières à l'Université d'Ottawa à l'automne

Pourquoi les soins infirmiers ?
« J'ai toujours aimé les sciences, mais après avoir effectué un stage à l'Hôpital pour enfants de l'Est de l'Ontario, puis avoir travaillé à temps partiel dans un foyer de soins infirmiers, j'ai compris l'énorme influence qu'ont les infirmières. C'est un métier qui vous permet de travailler étroitement avec des gens. »

Ella Page, Peterborough (Ontario). À 44 ans, elle vient d'obtenir son diplôme d'IA, au même moment où sa fille (à gauche dans la photo) recevait son baccalauréat en sciences infirmières.   Pourquoi les soins infirmiers ?
« Je gérais des groupes de musique country, mais je voulais faire autre chose. Ma fille m'a proposé la profession infirmière. J'ai d'abord obtenu mon certificat d'IAA, puis mon diplôme d'IA. J'ai toujours adoré travailler auprès des gens et c'est un travail qui vous permet d'élargir vos compétences et de continuer votre apprentissage. »
Amanda McIntosh, 11e année, Avonmore (Ontario)  

Projet : s'inscrire au programme menant au certificat d'IAA au collège St. Lawrence.

Pourquoi les soins infirmiers ?
« J'ai plusieurs amis et parents qui sont infirmières et infirmiers et leur carrière semble les combler. L'an prochain, je ferai un stage au foyer de soins infirmiers Maxville Manor, près d'ici et je crois que je prendrai alors une décision. »

 

Le saviez-vous ?

3,2 % des IA sont des hommes; chez les IAA, le chiffre est de 6 %.

 

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L'apprentissage permanent - un exemple

Effectuer des études de base en sciences infirmières ne constitue que le début d'un long parcours professionnel. Les infirmières ont la possibilité de poursuivre leurs études et de parfaire leurs connaissances tout au long de leur carrière, et on les encourage fortement à le faire.

Tous les membres de la profession ont accès à un large éventail de programmes d'éducation permanente, qu'ils soient offerts par leur employeur, des collèges ou des universités, des associations professionnelles ou des entreprises privées. Quant aux infirmières bachelières, elles peuvent effectuer des études de deuxième et de troisième cycle, qui ouvriront la voie à une carrière d'infirmière clinicienne spécialisée, d'infirmière praticienne, d'éducatrice, de chercheuse, d'administratrice ou de décisionnaire. Voici ce qu'une IAA entend par l'apprentissage permanent.

La profession infirmière est peut-être l'une des professions les moins statiques. En effet, en raison de l'évolution rapide de la technologie et les progrès réalisés par les chercheurs, sans oublier l'importante restructuration du réseau de la santé en Ontario, les infirmières doivent travailler fort pour se tenir à jour. Comme le fait remarquer Christiane Fillion, une IAA à North Bay : « il y a toujours de l'information nouvelle, de nouveaux traitements. Il faut se tenir au courant. »

Christiane, qui a grandi à Elliot Lake, environ à mi-chemin entre Sault Ste. Marie et Sudbury, a su très tôt qu'elle souhaitait avoir une vie hors de l'ordinaire. Mais comment ? Comme avocate, peut-être. Ainsi, après le secondaire, elle s'est inscrite à un cours de formation de clerc d'avocat. En très peu de temps, elle a constaté que cela ne répondait pas à ses besoins : elle n'était pas destinée à un emploi dans un bureau.

Elle s'est alors tournée vers le domaine de la santé et a été admise aux cours d'hygiéniste dentaire et d'infirmière auxiliaire au collège Canadore, à North Bay.

« Peu avant, j'avais passé beaucoup de temps avec ma grand-mère, à Sudbury, dit-elle. Elle était très malade, et j'observais les infirmières qui la soignaient. J'ai décidé que ce genre de travail pratique m'attirait. »

Christiane a suivi un cours de rattrapage en chimie durant l'été, puis elle s'est inscrite au collège Canadore. Elle a obtenu son diplôme d'infirmière auxiliaire en mai 1990. Christiane travaille au foyer Casselholme pour personnes âgées depuis huit ans et elle n'a jamais eu le temps de s'ennuyer, car elle ne cesse vivre de nouvelles expériences et de poursuivre son apprentissage.

La liste de cours de perfectionnement que Christiane a suivis depuis le début de sa carrière est fort longue : administration de médicaments, cathétérisation, ponction veineuse, anatomie humaine, traitement des plaies, traitement de la douleur et bien d'autres. En tout, une douzaine de cours depuis qu'elle travaille au foyer Casselholme.

« Les gestionnaires du foyer m'ont beaucoup encouragée. Ils savent qu'ils bénéficieront de mes nouvelles connaissances. Mais ces cours ne constituent que de petits progrès. J'aimerais retourner aux études à temps plein, peut-être obtenir mon diplôme d'infirmière autorisée. Je le ferai peut-être un jour. Je sais que j'en serais capable. Il faut profiter de toutes les occasions pour se perfectionner, pour se mettre à l'épreuve, pour élargir ses horizons. »

Le saviez-vous ?

Seulement 59,2 % des IA travaillent dans des hôpitaux; et encore moins d'IAA (51,7 %). Un nombre sans cesse croissant d'infirmières travaillent dans divers milieux, y compris les soins prolongés, les soins à domicile et la santé publique.

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Formation d'infirmières dans un milieu défavorisé en République dominicaine

Bien que les programmes d'études offerts par les collèges et les universités de l'Ontario présentent certains éléments communs, chacun aborde à sa manière l'enseignement des compétences de base. Le collège Lambton, à Sarnia, par exemple, offre un cours à crédit en soins infirmiers communautaires qui permet aux étudiantes d'acquérir de l'expérience dans un milieu culturel étranger : elles travaillent aux cotés de religieuses infirmières canadiennes dans les villages pauvres de la République dominicaine.

Les étudiantes du collège Lambton se rendent dans ce pays antillais depuis trois ans. Nancy McRae, qui travaille aujourd'hui à l'urgence d'un hôpital de Sarnia, y a participé en 1999.

« Nous ne savions pas ce qui nous attendait, affirme-t-elle. Mais nous avons beaucoup appris : l'importance du rôle que joue la famille dans les soins infirmiers, la grande valeur des fournitures et de la technologie médicales. Les patients étaient tellement reconnaissants du simple fait que nous soyons là pour les aider. »

Les étudiantes qui souhaitent participer à ce cours doivent rédiger un texte expliquant les raisons pour lesquelles elles souhaitent suivre ce cours. L'enseignante Sue Harrison affirme que le cours, qui dure une semaine et est organisé en collaboration avec l'organisme de bienfaisance local RAYJON, est d'une valeur inestimable. « Les étudiantes apprennent des leçons importantes aussi bien au sujet de la vie que des soins infirmiers, dit-elle. L'expérience met à l'épreuve leurs aptitudes à l'évaluation, mais surtout, cela leur fait découvrir que la pauvreté est une maladie en soi. C'est une semaine difficile, mais le nombre de candidates augmente chaque année. »

Le saviez-vous ?

Il y a présentement environ 107 000 IA et 33 000 IAA en Ontario, le plus important groupe de professionnels de la santé réglementés dans la province.

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Une époque marquée par le changement

De nos jours, les infirmières traitent avec des patients qui souffrent de maladies beaucoup plus complexes qu'auparavant. En même temps, elles doivent connaître des technologies qui sont en train de transformer la prestation de services de santé. On s'attend aussi à ce qu'elles soient plus autonomes, peu importe leur travail, qu'elles agissent au sein d'une équipe dans une unité de soins aux malades chroniques, qu'elles soient infirmières visiteuses ou infirmières en santé et sécurité du travail.

Dans un milieu de la santé d'une telle complexité, les infirmières doivent posséder une large gamme de connaissances et de compétences dès le début de leur carrière. Voilà pourquoi l'Ordre des infirmières et infirmiers de l'Ontario a adopté récemment de nouveaux critères d'admission à l'intention des IA et des IAA débutantes.

À compter de 2005, les IA devront détenir un baccalauréat afin d'être admises à la profession. Quant aux IAA, les nouvelles normes à leur intention élargissent leur champ de compétences, augmentent leurs aptitudes à la prise de décisions et consolident le partenariat entre les IAA, les IA et d'autres prestataires de soins.

« Un jour, alors qu'une infirmière me déplaçait dans mon lit, elle a découvert une escarre à mon talon. Elle m'a dit qu'elle s'en occuperait tout de suite. Elle m'a mis un bandage, mais avec un tel soin et une telle compétence ! Ce n'est pas grand chose, mais je ne m'attendais pas à une telle attention et un une si grande compétence. Cela m'a impressionnée. »

Résidente (85 ans) d'une maison de retraite

« C'est grâce à une infirmière - je ne connais même pas son nom - que Maria est toujours vivante. On s'attendait à ce qu'elle meure, la première nuit à l'hôpital. Mais elle a survécu. Même chose le lendemain. Enfin, cette infirmière a dit : « Regardez comme cette enfant lutte pour la vie ! Ne devrions-nous pas lutter un peu plus fort nous aussi ? » Pour tout vous dire, c'est grâce aux infirmières que nous nous en sommes si bien tirés. Elles nous ont beaucoup aidés. »

Le père d'une adolescente atteinte d'une maladie rare


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Le diplôme d'infirmière autorisée (IA)

À l'heure actuelle, les IA reçoivent leur formation de base soit à un collège communautaire, soit à l'université et, parfois, au deux. Dès 2005, cependant, toutes les personnes qui souhaitent s'inscrire comme IA devront détenir un baccalauréat en sciences infirmières. Elles auront obtenu ce baccalauréat après quatre années d'études universitaires ou d'études au sein d'un programme offert conjointement par un collège et une université.

Certaines universités offrent un programme d'études de deux ans pour les infirmières qui détiennent déjà un baccalauréat dans une autre discipline. Signalons par ailleurs que des programmes d'études en sciences infirmières sont offerts en français en Ontario.

Les critères d'admission aux programmes varient selon l'école, mais, en règle générale, on exige un diplôme d'études secondaires avec six crédits de CPO, dont l'anglais et au moins un cours de science (chimie, physique ou biologie). La plupart des écoles exigent aussi que les candidates aient réussi un cours de mathématiques de 11e année au moins. On encourage aussi les étudiantes à obtenir un certificat de base en réanimation cardio-respiratoire avant de s'inscrire au programme ou durant leur première année d'études.

Une fois qu'elles sont diplômées, les IA doivent réussir l'examen d'agrément national et s'inscrire à l'Ordre des infirmières et infirmiers de l'Ontario. Elles doivent renouveler leur adhésion à l'Ordre chaque année.

Certains collèges communautaires offriront sans doute le programme d'études de base de trois ans pour IA en 2001. Il convient toutefois de rappeler que, dès le 1er janvier 2005, toute personne qui a effectué des études d'IA reconnues et qui demande l'inscription à l'OIIO devra détenir un baccalauréat en sciences infirmières ou l'équivalent. À partir de 2002, année où le diplôme d'IA disparaîtra, bon nombre de collèges communautaires ontariens collaboreront avec des universités afin d'offrir un Bac. Sc. Inf.

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Le certificat d'infirmière auxiliaire autorisée (IAA)

La plupart des IAA ont effectué leurs études à un collège communautaire. Elles suivent des cours pendant trois sessions, puis obtiennent un certificat. Les critères d'admission aux programmes d'études varient selon l'établissement, mais, en général, on exige un diplôme d'études secondaires avec des crédit de niveau général ou plus, y compris l'anglais (12e année), deux cours de sciences et des mathématiques. On accorde la préférence aux candidates qui ont atteint le niveau le plus avancé.

Les établissements qui offrent des programmes d'études menant au certificat d'IAA obligent aussi les étudiantes à obtenir un certificat de base en réanimation cardio-respiratoire avant de s'inscrire au programme ou durant leur première année d'études. Une fois qu'elles sont diplômées, les IAA doivent réussir l'examen d'agrément national et s'inscrire à l'Ordre des infirmières et infirmiers de l'Ontario. Elles doivent renouveler leur adhésion à l'Ordre chaque année.

Des négociations se poursuivent sur les futurs critères d'admission à la profession d'IAA en Ontario. Bien que les critères ne soient pas encore établis, il est probable que l'on prolongera la durée des études et que les IAA recevront un diplôme plutôt qu'un certificat.

Ça vous intéresse ?

Les défis, les émotions fortes et un rôle de premier plan dans les soins de santé - voilà ce que vous réserve une carrière en soins infirmiers.

Pour plus de renseignements sur la profession infirmière, adressez-vous à votre conseillère ou à votre conseiller en orientation ou à un établissement qui offre un programme d'études en sciences infirmières. Les associations professionnelles susmentionnées offrent aussi une foule de renseignements et vous y trouverez des conseillères et des conseillers en développement de carrière qui seront heureux d'explorer toutes les options avec vous.

Enfin, prenez le temps de visiter un foyer de soins infirmiers, un centre de santé communautaire ou la salle d'urgence d'un hôpital. Allez voir des infirmières à l'ouvre !


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L'assurance de la qualité des services infirmiers

Lorsqu'une infirmière reçoit son diplôme son apprentissage ne fait que commencer. Le milieu de la santé est marqué par les progrès techniques et médicaux; c'est pourquoi tous les professionnels de la santé doivent se tenir à jour. C'est d'ailleurs l'un des plus merveilleux défis de la vie d'un professionnel. La Loi oblige l'Ordre des infirmières et infirmiers de l'Ontario (OIIO), l'organisme qui réglemente la profession, à aider ses membres à s'acquitter de cette tâche.

Ainsi, l'Ordre établit les normes d'exercice que tous les membres de la profession doivent respecter (des infirmières de tous les coins de la province sont consultées lors de l'élaboration des normes). Et, pour aider les infirmières à demeurer compétentes tout au long de leur carrière, l'Ordre a établi le Programme d'assurance de la qualité.

Un volet du Programme, l'exercice réfléchi, permet aux infirmières, avec l'aide de leurs collègues, de découvrir leurs points forts et de dresser un plan d'apprentissage pour se perfectionner dans leurs domaines plus faibles. La participation à l'exercice réfléchi est obligatoire aux termes de la Loi en Ontario.

Le deuxième volet, l'examen de l'exercice, s'applique à certaines infirmières sélectionnées au hasard. Ce mécanisme permet à l'Ordre d'effectuer une analyse plus objective et plus complète de l'exercice des infirmières.

La participation au troisième volet, la consultation auprès des employeurs, est volontaire et réunit les infirmières et leurs employeurs, qui collaborent alors à découvrir les caractéristiques du milieu de travail qui favorisent la prestation de soins infirmiers de qualité et celles qu'il faudrait améliorer.

En cas de problèmes

La formation des infirmières est axée sur le bien-être des patients. Cela n'empêche que des problèmes surgissent parfois, en raison de malentendus ou d'autres facteurs. Comment les professions autoréglementées, comme la nôtre, traitent-elles de problèmes qui surgissent dans l'exercice de leurs membres ?

L'OIIO doit enquêter sur toutes les plaintes, écrites ou verbales, que lui transmettent des patients ou leur famille, des employeurs, des collègues infirmières ou des membres de la population au sujet de la conduite ou de la compétence de ses membres. Si l'enquête révèle qu'il est nécessaire de prendre des mesures disciplinaires, l'OIIO peut donner à l'infirmière concernée un avertissement verbal ou écrit, lui rappeler les normes qu'elle a enfreintes ou, dans certains cas particulièrement graves, lui retirer le droit d'exercer la profession.

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Quelles connaissances sont essentielles aux infirmières ?

Lorsqu'on demande aux gens, par le biais de sondages, quelle profession leur inspire le plus grand respect et la plus grande confiance, ils placent invariablement les infirmières en tête de liste. Les infirmières peuvent être fières de l'admiration qu'elles suscitent, mais cela crée des attentes élevées. Comment les infirmières ont-elles acquis cette cote de confiance élevée dans l'esprit des consommateurs ?

Un élément-clé est, bien sûr, la formation qu'elles reçoivent. Car, même s'il est vrai que la profession infirmière attire généralement des personnes bienveillantes, il ne faut pas présumer qu'une étudiante possède naturellement les qualités qui lui permettront de transformer son attitude bienveillante en soins infirmiers de qualité.

Des connaissances scientifiques approfondies (le fonctionnement du corps humain et les moyens par lesquels on le traite lorsqu'il tombe en panne) sont un aspect important de la formation de base en sciences infirmières parmi plusieurs : appliquer les connaissances infirmières à différentes situations et dans des milieux de travail différents; traiter avec les gens d'une manière efficace et bienveillante; avoir une conduite professionnelle et conforme aux normes déontologiques; et s'assurer de conserver ses compétences professionnelles. Les exigences dans chacun de ces domaines sont énoncées dans la liste des nouveaux critères d'admission à la profession que l'OIIO a adoptés récemment et dans les normes professionnelles.

Les enseignantes et les enseignants en sciences infirmières s'inspirent de ces documents pour élaborer leurs programmes d'études. Ainsi, les étudiantes apprennent non seulement comment administrer des médicaments, mais aussi comment décider s'il convient d'accepter un cadeau d'un patient; pas seulement que faire en cas d'une crise cardiaque, mais aussi ce qui constitue de la violence verbale à l'endroit d'un patient. La formation en sciences infirmières prépare les étudiantes non seulement à répondre aux besoins des patients en matière de santé, mais aussi à les traiter avec bienveillance et professionnalisme.

Ce qu'une infirmière peut faire ou ne pas faire varie selon sa formation et son expérience. Il incombe à chaque infirmière de connaître ses compétences et de les conserver. L'estime dont jouit notre profession découle à la fois de la qualité de la formation que reçoivent ses membres et du fait qu'ils assument la responsabilité de chaque acte professionnel qu'ils effectuent.

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Journal de bord : deux journées dans la vie d'une étudiante (IAA)

Jacqueline Jabaralli est une étudiante au programme pour infirmières auxiliaires au collège Centennial, à Scarborough. Nous l'avons rencontrée durant les dernières semaines de son stage clinique, peu avant la fin de ses études. Lorsque nous lui avons demandé de tenir un journal pendant une journée typique, elle nous a proposé de le faire pendant deux jours !

Ce travail m'a fait réfléchir à nouveau aux raisons pour lesquelles je souhaite devenir infirmière. À la fin de mes études secondaires, je savais déjà que je voulais me sentir utile, avoir un but et savoir que j'exerçais une influence sur la santé et le bien-être d'autrui. Il n'y a rien de plus valorisant que de savoir qu'un client se fie à vous et que, chaque jour, il attend avec impatience que vous veniez vous occuper de lui. Il y a bien des gens qui, lorsqu'ils envisagent une carrière, s'intéressent à des questions telles que l'argent. À mon avis, la profession infirmière connaîtra une croissance phénoménale d'ici quelques années, et l'argent compte pour très peu comparativement à la valeur de mon travail pour moi et pour les gens que je soigne. Enfin, assez de réflexions philosophiques. Voici ma journée.

« Même si les soins physiques sont importants, je crois que le soutien affectif et les conseils que l'infirmière donne aux patients sont encore plus essentiels. »

Mercredi 31 mai, 9 h 30.

Cours théorique en santé mentale. Nous parlons de confusion, de schizophrénie, de suicide. Durant la troisième session de notre programme d'études (il sera prolongé d'une session à l'automne 2001), nous suivons des cours les trois premiers jours de la semaine et faisons notre stage clinique le jeudi et le vendredi. Dans ce cours, nous consacrons beaucoup de temps à une étude de cas; le prof est très habile à susciter la discussion.

13 h 30.

Nous poursuivons notre discussion des problèmes de santé mentale durant le labo. Longue discussion en groupes sur nos expériences de la santé mentale. Au cours des trois dernières sessions, les étudiantes ont appris à se connaître les unes les autres. Il est vrai que nous sommes stressées de temps en temps, mais je présume que c'est également le cas dans d'autres cours. Parfois, on se sent dépassé par la charge de travail, mais je tiens bon. Je crois que nous avons appris des choses intéressantes et qui nous seront utiles dans notre vie personnelle aussi bien que dans notre vie professionnelle. Il arrive déjà que des gens nous demandent des conseils au nom de membres de leur famille qui sont malades. On se sent vraiment utile.

Jeudi 1er juin, 7 h 30.

Premier jour du stage clinique à l'hôpital Sunnybrook. Nous commençons peu avant le début du quart de travail du matin et assistons au rapport que font les membres du quart précédent. Nous sommes affectées à l'unité de soins en santé mentale et pouvons appliquer certaines des choses que nous avons apprises durant notre cours d'hier. Nous aidons à administrer les médicaments et à effectuer des traitements et passons beaucoup de temps à converser avec les patients.

Durant la dernière partie de la session, chacune de nous suivra un membre du personnel de l'hôpital et, après quelque temps, nous assumerons les soins de ses patients, sous sa surveillance. C'est très excitant, mais stressant aussi. Je crois qu'à la fin de tout ça, je serai prête à devenir une vraie infirmière.

Je serai fière d'être une infirmière. C'est une profession importante dans notre société et j'encouragerais n'importe qui à y songer.

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Réflexions : la vie d'une étudiante au baccalauréat en sciences infirmières (IA)

Sarah Bunn est membre de la Première Nation Wabauskang, dans le Nord de l'Ontario. Son emploi de secrétaire au centre de santé de sa bande l'a incitée à se lancer dans la profession infirmière plusieurs années après avoir terminé ses études secondaires. Au printemps dernier, Sarah était parmi les premières de classe lorsqu'elle a reçu son B.Sc.Inf. de l'université Lakehead, à Thunder Bay. Elle travaille maintenant comme infirmière visiteuse à St. Elizabeth Health Care. Sarah partage ses réflexions sur sa vie d'étudiante.

Les cours commencent à 8 h 30. (Je baille !) Je me lève vers 6 h 30 et, pendant une trentaine de minutes, je passe en revue les lectures qu'on nous avait assignées pour notre cours. J'ai découvert que je préfère faire ceci tôt le matin lorsque c'est tranquille et qu'il n'y a pas d'interruptions. À 7 h, je prends une douche, je mange une bouchée et bois la quantité nécessaire de café. Je fais lever mon fils, qui est au secondaire, et ma fille, au primaire, puis je quitte la maison à 8 h 10.

Retourner aux études a été une décision difficile. Je perdrais la sécurité financière d'un emploi à temps plein et cela imposerait une adaptation à ma famille. Autre facteur intimidant : il y avait plusieurs années que j'avais effectué des études dans un établissement. Mais mon mari m'a beaucoup appuyée. J'ai d'abord suivi les cours du Programme préparatoire à l'intention des infirmières autochtones, afin d'obtenir les connaissances de base en biologie, en physiologie et en chimie nécessaires pour la première année des cours menant au baccalauréat. Ces études en sciences m'ont été très utiles ,mais les aptitudes à la vie quotidienne et les techniques d'étude que j'ai acquises au programme préparatoire m'ont beaucoup aidé à réussir. D'ailleurs, les gens du programme m'ont épaulée tout au long de mes études.

Nous sommes vendredi. J'ai un cours de 8 h 30 à 11 h 30, puis de 11 h 30 à 14 h 30. Le vendredi est une journée chargée et vers le milieu de l'après-midi, je me sens vidée.

J'ai entrepris mes études en sciences infirmières avec une certaine anxiété. Je devais apprendre quand et comment étudier, savoir ce qu'il fallait étudier et pendant combien de temps.

Durant notre dernière année d'études, nous devons effectuer des stages cliniques, c'est-à-dire travailler durant des quarts de 12 heures. Quel rappel à la réalité ! Ce matin, il neige et d'après la radio, il fait environ moins 15 degrés Celsius. La veille, j'ai repassé mon uniforme et rassemblé mon stéthoscope et mon brassard pneumatique, ma carte d'étudiante, l'insigne de mon école d'infirmières et ma montre. Il ne faut rien oublier.

Après mes études en sciences infirmières, j'étais mordue ! Quand j'aurai acquis quelques années d'expérience, j'aimerais poursuivre mes études pour obtenir une maîtrise en soins palliatifs (soins aux mourants).

C'est l'heure du midi à l'hôpital et je me sens complètement dépassée. Comment accomplir toutes ces choses dans le temps voulu ? Mon précepteur me dit que je consacre trop de temps aux soins à un client, ce qui m'empêche de soigner les autres. La gestion du temps : domaine dans lequel je dois me perfectionner.

L'après-midi s'est déroulé beaucoup mieux que la matinée. Je fais des notes sur ma feuille qui, à mon avis, seront importantes à la fin du quart. Je réussis mieux à soigner tous mes clients. Ce sera bientôt l'heure du souper et je commence à me sentir fatiguée.

Mes études en sciences infirmières ont favorisé ma croissance personnelle. Je sais maintenant qu'il n'y pas de limites à ce que je peux accomplir pour ma communauté. Si vous aimez les gens, la profession infirmière est pour vous.

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