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Kristy Dawn Mage, 9400532

L’Infirmière a reconnu avoir commis une faute professionnelle pour les raisons suivantes : elle a subtilisé des comprimés d'oxycodone à un patient à qui elle prodiguait des soins à domicile; elle a été déclarée coupable de vol et d’abus de confiance et n’a pas déclaré les accusations et les verdicts de culpabilité à l’OIIO; elle a également admis avoir outrepassé les limites de la relation thérapeutique avec le patient en se rendant à son domicile sans rendez-vous et en fumant avec lui.

L'Infirmière a été reconnue coupable des faits suivants :

  • elle a été déclarée coupable de délits en lien avec son aptitude à exercer;
  • elle a enfreint une norme d’exercice de la profession ou n’a pas respecté les normes d’exercice de la profession;
  • elle a détourné des biens d’un patient;
  • elle n’a pas déclaré les accusations et les verdicts de culpabilité à la directrice générale de l’OIIO; et
  • elle a affiché une conduite influant sur son aptitude à exercer la profession, laquelle eu égard à toutes les circonstances, serait raisonnablement jugée honteuse, déshonorante et peu professionnelle par les membres de la profession.

De concert avec l’OIIO, l’Infirmière a présenté au sous-comité un exposé conjoint recommandant que le sous-comité rende une ordonnance prévoyant ce qui suit :

  • une réprimande verbale;
  • une suspension de 5 mois;
  • des conditions et restrictions, notamment :
    • assister à deux rencontres avec une experte en réglementation;
    • aviser ses employeurs de la décision pendant 18 mois; et
    • interdiction d’exercer la profession infirmière de manière indépendante pendant 18 mois.

Les facteurs aggravants retenus par le sous-comité comprenaient les suivants :

  • la conduite de l’Infirmière était en lien direct avec ses obligations professionnelles, ce qui indique une grave indifférence à l’égard de ses obligations redditionnelles;
  • les verdicts de culpabilité de vol et de malhonnêteté de l’Infirmière ont été rendus alors qu’elle exerçait la profession infirmière;
  • la conduite de l’Infirmière a été intentionnelle et répétée deux fois;
  • en volant des antalgiques, la conduite de l’Infirmière aurait pu médicalement nuire au patient; et
  • la conduite de l’Infirmière a causé un préjudice réel en ébranlant la confiance du patient à l’égard des infirmières, ce qui jette le discrédit sur la profession d’une manière générale.

Les facteurs atténuants retenus par le sous-comité comprenaient les suivants :

  • l’Infirmière a coopéré avec l’OIIO, elle a admis toutes les allégations et a accepté d’endosser la responsabilité de ses actes;
  • l’Infirmière a plaidé coupable aux accusations criminelles portées à son encontre;
  • l’Infirmière a accepté de suivre un traitement  pour son état de santé qui, au moment des faits, a influencé son comportement et altéré son jugement; et
  • l’Infirmière a exprimé des regrets pour ses actes.

Le sous-comité a accepté l’exposé conjoint et a jugé la peine proposée raisonnable et dans l’intérêt public. 

 

Page mise à jour le 19 février, 2020
Dans ce contenu, le féminin est employé sans préjudice et désigne les hommes aussi bien que les femmes.