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Annie P. Campeau, 9210782

L’Infirmière a admis avoir commis une faute professionnelle pour les raisons suivantes : alors qu’elle travaillait comme IA en chef, elle n’a pas évalué une patiente qui avait subi une blessure; elle n’a pas fait de rapport d’incident; et elle n’a pas évalué la situation et elle n’a pas coordonné les interventions. Après le retour de la patiente de l’hôpital, l’Infirmière n’a pas évalué ou identifié des changements importants à l’état de santé de la patiente et n’a pas consulté le dossier médical de la patiente sur son séjour à l’hôpital et/ou n’a pas contacté l’hôpital afin d’obtenir des renseignements sur les soins que la patiente avait reçus. L’Infirmière a également admis ne pas avoir pris les mesures adéquates en ce qui concerne l’état de santé en déclin de la patiente et ne pas avoir fourni le soutien clinique et le leadership requis à une IAA qui prodiguait des soins à la patiente.

En se basant sur les aveux de l’Infirmière, le sous-comité a reconnu l'Infirmière coupable de ce qui suit :

  • elle a enfreint une norme d’exercice de la profession ou n’a pas respecté les normes d’exercice de la profession;
  • elle n’a pas tenu les dossiers tel que requis; et
  • elle a affiché une conduite influant sur son aptitude à exercer la profession, laquelle eu égard à toutes les circonstances, serait raisonnablement jugée déshonorante et peu professionnelle par les membres de la profession.

De concert avec l’Ordre des infirmières et infirmiers de l’Ontario (OIIO), l’Infirmière a présenté au sous-comité un exposé conjoint sur l'ordonnance recommandant que le sous-comité rende une ordonnance prévoyant ce qui suit :

  • une réprimande verbale;
  • une suspension de 3 mois;
  • des conditions et restrictions, notamment :
    • assister à deux rencontres avec une experte en réglementation; et
    • aviser ses employeurs de la décision pendant 12 mois.

Les facteurs aggravants retenus par le sous-comité comprenaient les suivants :

  • la conduite de l’Infirmière a été jugée très grave;
  • la patiente est décédée; et
  • l’absence d’évaluation et de documentation de l’Infirmière a démontré une grave indifférence à l’égard de ses obligations professionnelles.

Les facteurs atténuants retenus par le sous-comité comprenaient les suivants :

  • l'Infirmière n'avait pas d’antécédents disciplinaires auprès de l’OIIO; et
  • l’Infirmière a pleinement assumé ses responsabilités, elle a reconnu sa faute et elle a coopéré avec l’OIIO.

Le sous-comité a accepté l’exposé conjoint sur l'ordonnance et a jugé la peine proposée raisonnable et dans l’intérêt public. 

Page mise à jour le 04 septembre, 2020
Dans ce contenu, le féminin est employé sans préjudice et désigne les hommes aussi bien que les femmes.