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Barbara Ann Rogers, 0390955

L’Infirmière a reconnu avoir commis une faute professionnelle pour les raisons suivantes : alors qu’elle occupait le poste d’infirmière en chef, elle a administré des médicaments à un patient le matin alors que le médecin avait ordonné de les administrer au coucher; elle n’a pas procédé au transfert de responsabilité à la fin de son quart de travail; elle n’a pas compris l’intérêt de l’administration du fentanyl à un patient; et elle n’a pas communiqué des renseignements de manière appropriée aux membres du personnel. L’infirmière a également admis avoir embrassé un patient sur les lèvres, en faisant le commentaire suivant à une collègue : « on obtient de meilleurs résultats avec du miel ».

En se basant sur les aveux de l’Infirmière, le sous-comité a reconnu l'Infirmière coupable de ce qui suit :

  • elle a enfreint une norme d’exercice de la profession ou n’a pas respecté les normes d’exercice de la profession;
  • elle a maltraité un patient émotionnellement;
  • elle a affiché une conduite influant sur son aptitude à exercer la profession, laquelle eu égard à toutes les circonstances serait raisonnablement jugée déshonorante et/ou peu professionnelle par les membres de la profession.

De concert avec l’Ordre des infirmières et infirmiers de l’Ontario (OIIO), l’Infirmière a présenté au sous-comité un exposé conjoint sur l'ordonnance recommandant que le sous-comité rende une ordonnance prévoyant ce qui suit :

  • une réprimande verbale;
  • une suspension de 3 mois (qui prendra effet à une date ultérieure);
  • des conditions et restrictions, notamment :
    • assister à deux rencontres avec une experte en réglementation; et
    • aviser ses employeurs de la décision pendant 12 mois.

Les facteurs aggravants retenus par le sous-comité comprenaient les suivants :

  • la gravité de sa conduite; et
  • l’Infirmière a fait preuve d’un état d’esprit problématique en qualité d’infirmière en chef.

Les facteurs atténuants retenus par le sous-comité comprenaient les suivants :

  • l’Infirmière a exprimé des remords, elle a coopéré avec l’OIIO et elle a accepté d’assumer la responsabilité de ses actes;
  • l'Infirmière n'avait pas d’antécédents en matière de conduite professionnelle problématique auprès de l’OIIO;
  • aucun préjudice physique n’a été infligé aux patients; et
  • l'Infirmière s’est engagée à réfléchir à son exercice.

Le sous-comité a accepté l’exposé conjoint sur l'ordonnance et a jugé la peine proposée raisonnable et dans l’intérêt public.

 

Lorsqu’il a accepté de reporter la date de début de la suspension, le sous-comité a tenu compte de la pandémie actuelle de COVID-19 et de l’emploi qu’occupe actuellement l’Infirmière au sein d’un établissement de soins de longue durée. Le sous-comité a tenu compte de l’exposé de l’Infirmière qui stipulait qu’il serait difficile pour son employeur de la remplacer, en plus du risque auquel seraient exposés les patients si une autre personne issue d’un autre établissement était intégrée à l’équipe et le fait que l’employeur était favorable à l’ordonnance proposée, dont la date de début de la suspension.

Page mise à jour le 28 septembre, 2010
Dans ce contenu, le féminin est employé sans préjudice et désigne les hommes aussi bien que les femmes.