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Tamara Whyte, JD03006

L’Infirmière a admis avoir commis une faute professionnelle pour les raisons suivantes : elle n’a pas évalué l’état de santé d’une patiente qui se dégradait durant son quart de travail et n’est pas intervenue en conséquence, notamment en n’évaluant pas le taux de glucose de la patiente et son niveau de conscience, dans des conditions où de telles évaluations étaient indiquées. L’Infirmière n’a évalué que les signes vitaux de la patiente durant son quart de travail et n’a consigné les résultats qu’à la fin de son quart. L’Infirmière a également admis ne pas avoir consulté le dossier médical de la patiente sur son séjour à l’hôpital et n’a pas contacté l’hôpital afin d’obtenir des renseignements sur les soins que la patiente avait reçus. Lorsque l’état de santé de la patiente s’est dégradé, l’Infirmière n’a pas transféré la patiente à l’hôpital ou n’a pas informé la fille de la patiente que l’état de santé de sa mère se dégradait.

 En se basant sur les aveux de l’Infirmière, le sous-comité a reconnu l'Infirmière coupable de ce qui suit :

  • elle a enfreint une norme d’exercice de la profession ou n’a pas respecté les normes d’exercice de la profession; et
  • elle a affiché une conduite influant sur son aptitude à exercer la profession, laquelle eu égard à toutes les circonstances, serait raisonnablement jugée déshonorante et peu professionnelle par les membres de la profession.

De concert avec l’Ordre des infirmières et infirmiers de l’Ontario (OIIO), l’Infirmière a présenté au sous-comité un exposé conjoint sur l'ordonnance recommandant que le sous-comité rende une ordonnance prévoyant ce qui suit :

  • une réprimande verbale;
  • une suspension de 3 mois;
  • des conditions et restrictions, notamment :
    • assister à un minimum de deux rencontres avec une experte en réglementation;
    • suivre et réussir un cours en évaluation de la santé; et
    • aviser ses employeurs de la décision pendant 24 mois.

Les facteurs aggravants retenus par le sous-comité comprenaient les suivants :

  • lourde conséquence pour la patiente; toutefois il n’y a pas eu de lien de causalité entre la conduite de l’Infirmière et le résultat pour la patiente.

Les facteurs atténuants retenus par le sous-comité comprenaient les suivants :

  • l’Infirmière a reconnu sa faute, elle a exprimé des remords et elle a assumé ses responsabilités, ce qui a démontré une certaine introspection à l’égard des questions soulevées;
  • l’Infirmière est une mère célibataire avec deux enfants;
  • l'Infirmière n'avait pas d’antécédents auprès de l’OIIO; et
  • l’Infirmière a entrepris un examen proactif, en acceptant de rencontrer une experte en réglementation et de suivre le cours en soins infirmiers, tel que requis.

 

Le sous-comité a accepté l’exposé conjoint sur l'ordonnance et a jugé la peine proposée raisonnable et dans l’intérêt public. 

Page mise à jour le 04 septembre, 2020
Dans ce contenu, le féminin est employé sans préjudice et désigne les hommes aussi bien que les femmes.