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COVID-19 : Ressources d’exercice

Cette page répond à de nombreuses questions que nous avons reçues sur l’exercice infirmier, en rapport avec la maladie à coronavirus COVID-19. Veuillez utiliser la fonction de recherche afin de trouver d’autres informations que vous pourriez trouver pertinentes ou parcourez la section Normes et apprentissage de ce site Web. De plus, l’équipe du service Info-exercice de l’OIIO peut vous aider à répondre aux questions que vous pourriez avoir sur l’exercice de la profession infirmière.

En juillet 2020, l’Ontario est entrée en phase de rétablissement avec la Loi de 2020 sur la réouverture de l'Ontario (mesures adaptables en réponse à la COVID-19). Cependant, certaines mesures et restrictions de santé publique ont récemment été adoptées en raison d’une augmentation du nombre de cas de COVID-19. Voir Le point sur la situation provinciale liée à la COVID-19 pour des mises à jour et des informations récentes.

Mise à jour sur la pandémie de COVID-19 : Qualité des soins et obligations redditionnelles des infirmières

L’OIIO a bien conscience que les professionnels de la santé traversent une période sans précédent. Nous comprenons que vous êtes sous tension et que vous pouvez craindre de ne pas pouvoir maintenir les normes de qualité afférentes à l’exercice de la profession infirmière. Nous tenons à vous rassurer, la qualité des soins est toujours évaluée dans son contexte. La qualité des soins peut évoluer avec la dynamique de la pandémie, sachant que des ressources peuvent être rares ou indisponibles.

Il peut être stressant et difficile de travailler dans un environnement à l’évolution rapide. Dans de telles conditions, il sera important de faire des efforts raisonnables pour se conformer à toutes les directives du médecin hygiéniste en chef et aux politiques et procédures du lieu de travail relatives à la gestion de la pandémie de COVID-19. Alors que l’OIIO continue de recevoir des plaintes et des rapports durant la pandémie de COVID-19, nous vous assurons que nous évaluerons toutes les informations en tenant compte des conditions dans lesquelles les infirmières travaillent.

 

Il incombe à toutes les infirmières de... 

  • Adopter de manière exemplaire les directives de santé publique qui permettent de préserver la sécurité des patients
  • Intervenir lorsque la qualité des soins au patient est compromise. Cela comprend d’identifier des stratégies visant à se préparer, minimiser et résoudre des situations où les patients risqueraient de ne plus bénéficier des soins infirmiers dont ils ont besoin. 
  • Exercer conformément aux normes d’exercice et directives professionnelles de l’OIIO durant la pandémie. Toutefois, en cas de contradiction entre les exigences des mesures de réouverture du gouvernement de l’Ontario et celles d’une norme ou directive de l’OIIO, alors le décret du gouvernement prime tant qu'il est en vigueur.
  • Pratiquer l’autoréflexion pour s'assurer de fournir des soins sécuritaires et de qualité aux patients.
  • Déterminer leurs besoins d’apprentissage et actualiser de manière active leurs connaissances et leurs compétences, dans un souci de maintien de la compétence.

Si vous avez des questions sur vos obligations redditionnelles lors de la prestation de soins à des patients atteints de la COVID-19, vous pouvez nous contacter par courriel à practicesupport@cnomail.org.

Ressources additionnelles : 

 

L’objectif de ces décrets est de contenir la propagation du virus et réduire le nombre de foyers de COVID-19 dans les foyers de soins de longue durée et les maisons de retraite.

Les décrets s’appliquent :

  • Au personnel infirmier des foyers de soins de longue durée et maisons de retraite travaillant dans d’autres foyers de soins de longue durée, maisons de retraite ou établissements de soins de santé. 
  • Depuis le 22 avril 2020, les infirmières ne peuvent travailler que pour un seul employeur, en foyer de soins de longue durée ou en maison de retraite.

Pour de plus amples renseignements :

Plan d’action contre la COVID-19 pour les foyers de soins de longue durée du ministère de la Santé et du ministère des Soins de longue durée

 

Le Bureau du coroner en chef (BCC) a mis fin à son processus temporaire pour la gestion de tous les décès survenus dans les établissements de soins de longue durée, durant la pandémie de COVID-19. Par conséquent, le « Managing Resident Death Report (MRDR) » (Rapport de gestion des décès des résidents) a été supprimé et ne doit plus être rempli ni transmis au BCC.

Les infirmières sont invitées à travailler avec leur employeur sur la mise en place de politiques en matière de gestion des décès au sein de leur organisation.

En savoir plus (en anglais seulement)

Pour de plus amples renseignements

Pour toute question que vous pourriez avoir à ce sujet, veuillez contacter le BCC directement :

occteam@ontario.ca
1-833-915-0868 (sans frais)
647-792-0440 (appel local – Toronto)

Liens pertinents

 
  • Pour en savoir plus sur les types d’EPI à utiliser et quand les utiliser, veuillez consulter le tableau en page 5 des recommandations concernant l’utilisation d’équipements de protection individuelle de Santé publique Ontario. Comme les recommandations peuvent changer, consultez régulièrement cette ressource.
  • Évaluez le patient, la situation et l'environnement pour un usage approprié de l’EPI : des précautions particulières doivent être prises en fonction de la situation propre à chaque patient. 
  • Tenez compte du risque de transmission dans les diverses zones de votre environnement de travail (comme les espaces réservés au personnel et les zones dédiées aux soins des patients).
  • Nous savons que les conditions de travail actuelles sont stressantes et pour cela, nous vous remercions pour vos efforts visant à favoriser des soins sécuritaires pour les patients. Si vous avez des préoccupations, rapprochez-vous des autres membres de l’équipe soignante afin de discuter de stratégies qui permettraient d’encourager une utilisation appropriée de l’EPI. 
  • Le gouvernement de l’Ontario a décrit les mesures que les travailleurs de la santé et les employeurs peuvent prendre pour assurer un approvisionnement et une utilisation adéquats des EPI. Pour de plus amples renseignements, voir la Directive no 5
 

La principale obligation redditionnelle des infirmières est envers les patients. Au moment de décider si vous allez prodiguer des soins dans une situation particulière, laissez-vous guider par votre jugement professionnel et suivez un processus de prise de décision fondé sur l’éthique.

Au moment de décider d’accepter ou de refuser une affectation ou d’interrompre des services infirmiers, vous devez :

  1. Évaluer le risque potentiel pour vous et vos patients, en fonction des circonstances et de votre milieu d’exercice. Cela comprend de réaliser une évaluation des risques sur le lieu des soins et de faire part de toute préoccupation que vous pourriez avoir concernant votre propre santé.
  2. Utiliser diverses sources basées sur des données probantes afin d’éclairer votre prise de décision. Évaluez les informations les plus fiables à disposition, notamment les directives de Santé publique Ontario et discutez avec vos collègues et l’équipe soignante.
  3. Faire part de vos préoccupations à votre employeur. Vous devez informer votre employeur de la possibilité que vous refusiez une affectation, en lui expliquant pourquoi, puis vous devez tenir compte de la réponse de votre employeur. Si, après l’avoir fait, vous décidez de refuser l’affectation, assurez-vous alors qu’un autre soignant est disponible ou accordez un délai raisonnable pour permettre la mise en place de services alternatifs ou vous trouver une remplaçante.
  4. Documentez votre processus de prise de décision, vos initiatives et votre décision.

D’autres éléments d’information à prendre en compte dans votre processus de prise de décision :

Le processus de prise de décision pour résoudre ce dilemme éthique est décrit plus en détail dans la directive professionnelle, Le refus d’affectations et l’interruption de services infirmiers. À noter que durant la pandémie de COVID-19, certains aspects de cette directive ne s’appliquent pas, du fait que d’autres décrets pris en vertu de la Loi de 2020 sur la réouverture de l'Ontario (mesures adaptables en réponse à la COVID-19) peuvent supplanter la directive professionnelle.

Il est également important de tenir compte de l’environnement qui change rapidement dans ce contexte de pandémie de COVID-19. Par exemple, certaines directives de santé publique du médecin hygiéniste en chef et certains décrets du gouvernement restent en vigueur en vertu de la Loi de 2020 sur la réouverture de l'Ontario (mesures adaptables en réponse à la COVID-19)Ces directives et décrets ont des répercussions sur la législation, les fournisseurs de services de santé et les ententes collectives. Les infirmières sont tenues de connaître et comprendre ces changements et leurs répercussions sur l’exercice infirmier. Voir la page Web du ministère de la Santé pour savoir quels sont les décrets et directives qui sont toujours en vigueur.

Si des préoccupations sont portées à l’attention de l’OIIO concernant votre décision de refuser une affectation :

Nous tenons à vous rassurer, la qualité des soins est toujours évaluée dans son contexte. Nous comprenons qu’elle peut évoluer avec la nature de la pandémie, sachant que des ressources, comme l’EPI, peuvent être rares ou indisponibles.

Lorsque nous évaluerons toutes les informations concernant les préoccupations soulevées, nous tiendrons compte des circonstances dans lesquelles vous étiez et travailliez durant la pandémie de COVID-19. Cela comprend toute documentation que vous aurez constituée, mettant en évidence un besoin accru en ressources et décrivant votre processus de prise de décision.

Liens pertinents

 

 
  • En qualité d’infirmière, vous devez vous assurer d’avoir les connaissances, les compétences et le jugement, ainsi que l’autorisation nécessaires avant d’exécuter toute activité ou intervention.
  • Si vous êtes affectée dans un domaine d’activité qui ne vous est pas familier alors :
    • Exécutez des activités pour lesquelles vous êtes compétente. Par exemple, prodiguez des soins de base afin de libérer les infirmières qui ont les connaissances et compétences requises pour des soins plus complexes.
    • Trouvez des façons de combler vos besoins d’apprentissage propres au nouveau milieu d’exercice.
    • Discutez de vos compétences et responsabilités attendues avec votre employeur.
    • Demandez conseil et collaborez avec l’équipe soignante afin de favoriser des soins sécuritaires pour les patients et travaillez avec d’autres spécialistes en soins de santé afin d’améliorer les soins des patients.
  • Les infirmières prendront toutes les mesures raisonnables afin de répondre aux effets de l’épidémie de COVID-19, les prévenir et les atténuer. Pour en savoir plus sur les arrêtés relatifs à la répartition du travail et la dotation en personnel, recherchez « déploiement du travail » sous la page Web des ressources du ministère de la Santé.

Liens pertinents :

 

Durant cette période difficile, tous les membres du personnel infirmier sont plus que jamais sollicités. C’est pour cela, que vous ne devez pas oublier que votre santé et votre bien-être restent une priorité. Nous savons que c'est plus facile à dire qu'à faire lorsqu’on doit faire face à un rythme de travail effréné. Les ressources suivantes offrent du soutien en santé mentale :

 

Délivrance de certificats médicaux de décès par les IP

À titre de mesure temporaire durant la pandémie de COVID-19, la signature électronique d’une infirmière praticienne sera acceptée sur le Certificat médical de décès. Néanmoins, votre signature manuelle du Certificat médical de décès après son impression reste recommandée. Une fois rempli, vous devrez fournir au directeur de funérailles une copie imprimée du document.

En qualité d’IP, la Loi sur les statistiques de l'état civil vous autorise à remplir un Certificat médical de décès (Formulaire 16), aux conditions suivantes :

  • vous étiez la soignante principale de la personne décédée;
  • le décès était prévisible;
  • un diagnostic médical documenté d’une maladie en phase terminale a été réalisé par un praticien;
  • une tendance prévisible de déclin; et
  • aucun évènement ni aucune complication inattendu(e) ne s’est produit(e).

 Avant de signer un Certificat médical de décès, vous devez lire et suivre les instructions du Manuel sur le Certificat médical de décès. Les attentes décrites dans le manuel sont applicables en toutes circonstances, dont les décès survenus dans les hôpitaux.

Envoi d’ordonnances aux pharmaciens par courriel

  • L’envoi d’ordonnances par courriels non sécurisés, messages textes ou autres plateformes numériques n’est généralement pas acceptable.
  • Lorsque cela est possible, les IP doivent utiliser des moyens de transmission, comme par téléphone, télécopieur ou systèmes de prescription informatisée sécurisés.
  • Si les méthodes de communication énoncées ci-dessus ne sont pas disponibles, travaillez avec le pharmacien afin d’identifier la meilleure façon de répondre aux besoins des patients, comme la transmission des ordonnances par courriels non sécurisés. Le pharmacien doit garantir la validité de toute ordonnance. L’envoi par courriel non sécurisé n’est pas envisageable pour les médicaments visés dans le Règlement sur les stupéfiants. Pour en savoir plus, veuillez lire les informations de l'Ordre des pharmaciens de l'Ontario (en anglais seulement) et de l’Ordre des médecins et chirurgiens de l'Ontario (en anglais seulement). 
  • Travaillez avec vos patients pour pouvoir répondre à leurs besoins et obtenir leur consentement éclairé avant d’utiliser les courriels non sécurisés pour transmettre une ordonnance. Si le patient consent à l’envoi de l’ordonnance par courriel non sécurisé, assurez-vous alors de n’envoyer l’ordonnance qu’à la pharmacie choisie par le patient. Pour des directives, vous pouvez lire la feuille-info du Commissaire à l’information et à la protection de la vie privée de l’Ontario La communication de renseignements personnels sur la santé par courriel

Prescrire de la méthadone et de la buprénorphine

  • Pour les IP qui traitent les problèmes de dépendance aux opioïdes, le Centre de toxicomanie et de santé mentale a des directives (en anglais seulement) pour la prescription et la prise en charge du traitement par méthadone et buprénorphine, dans le contexte de mesures de distanciation sociale et d’auto-isolement. Ces directives « portent sur les consultations au cabinet, les consultations à distance, les doses à emporter (à prendre chez soi) et la fréquence des tests de dépistage de drogues dans les urines ».
  • Nous encourageons les IP à travailler avec les pharmaciens et les autres membres de l’équipe soignante pouvant être concernés par des changements au régime thérapeutique d’un patient.

Ordonnances d’hydroxychloroquine et d'azithromycine

  • Les médicaments, y compris l’hydroxychloroquine et l'azithromycine, ne doivent être prescrits que conformément aux données probantes actuelles.
  • En l’absence de données probantes, ne prescrivez ni hydroxychloroquine ni azithromycine pour prévenir ou traiter la COVID-19. Cela peut donner lieu à une pénurie de médicaments et peut compromettre les soins des autres patients.
  • Les infirmières sont tenues d’assurer que leur exercice et tout traitement prescrit sont fondés sur des données probantes.

Liens pertinents :

Exemptions de Santé Canada pour la prescription de substances contrôlées

  • Dans le cadre de ses initiatives visant à lutter contre la propagation de la COVID-19, Santé Canada émet des exemptions pour des ordonnances de substances contrôlées en vertu de la Loi réglementant certaines drogues et autres substances.
  • Les IP peuvent désormais transmettre des ordres oralement (par exemple par téléphone) afin de prolonger ou renouveler une ordonnance pour un patient qu’elles traitent. 

Liens pertinents :

Avis de falsification d'ordonnances

  • Le ministère de la Santé a apporté des changements à la déclaration des ordonnances falsifiées durant la pandémie de COVID-19.
  • Si un pharmacien suspecte une falsification, il demandera au prescripteur d’en aviser la Direction de la mise en œuvre des programmes de médicaments du Ministère par courriel, plutôt que par télécopieur, en incluant les informations suivantes dans une lettre portant l’en-tête de la clinique ou de l’hôpital du prescripteur :
    • Coordonnées complètes du prescripteur déclarant (nom, adresse, numéros de téléphone et de télécopieur, etc.)
    • Régions/villes où les falsifications ont été constatées (si l’information est connue)
    • Nom des médicaments mentionnés sur les falsifications (si l’information est connue)
    • Détails sur la façon dont le prescripteur souhaiterait que le pharmacien gère la situation, comme en ne servant pas le médicament ou en téléphonant à la clinique directement 
    • Toute autre information pertinente 

Il joindra également toutes les pages d’ordonnances falsifiées à disposition.

 

 

Assurez des consultations vidéo et par téléphone avec les patients

Les infirmières qui prodiguent des télésoins sont tenues de :

  • Adhérer aux principes décrits dans la directive professionnelle Télésoins.
  • Expliquer clairement et en détail aux patients en quoi consistent les soins, ce qui comprend d’expliquer les limites de tout soin prodigué en télésoins. Les soins virtuels ne remplacent pas des soins prodigués dans un service d’urgence, si des soins d’urgence sont nécessaires.
  • Travailler avec les employeurs et l’ensemble de l’équipe soignante afin d’identifier des stratégies qui permettraient de minimiser les risques liés à la prestation de soins virtuels et identifier la meilleure façon de répondre aux besoins des patients.
  • Communiquer des renseignements personnels sur la santé par des moyens de communication appropriés, comme par téléphone. Les plateformes numériques non sécurisées, les courriels et les messages textes ne sont généralement pas des façons acceptables de communiquer des renseignements personnels sur la santé. 

Durant la pandémie, les infirmières peuvent utiliser de nouvelles technologies pour favoriser la prestation de soins aux patients et devraient :

  • continuer d’avoir recours à leur jugement professionnel lors de la prestation de soins virtuels
  • informer leurs patients qu’une méthode de communication particulière peut ne pas être sûre (comme les technologies de vidéoconférence, l’utilisation d’adresses de courriel personnelles)
  • obtenir le consentement du patient avant de procéder aux soins.

Pour des directives, vous pouvez lire la feuille-info du Commissaire à l’information et �� la protection de la vie privée de l’Ontario La communication de renseignements personnels sur la santé par courriel.

Page mise à jour le 29 octobre, 2020
Dans ce contenu, le féminin est employé sans préjudice et désigne les hommes aussi bien que les femmes.