Scénarios de cas : Communiquer les renseignements aux bonnes personnes

Les scénarios suivants visent à aider les infirmières et infirmiers à mieux comprendre le principe de divulgation énoncé dans la norme d’exercice Confidentialité et vie privée – Renseignements personnels sur la santé. Ils mettent en lumière des situations courantes où les infirmières et infirmiers pourraient devoir décider si, quand et comment des renseignements personnels sur la santé peuvent être communiqués, et rappellent que la divulgation doit être autorisée, liée au rôle de l’infirmière ou de l’infirmier et limitée aux renseignements nécessaires à la fin visée.

Scénario 1 : Concilier des risques concurrents lors de l’examen d’une divulgation

Les infirmières et infirmiers devraient préserver la confidentialité, à moins que la divulgation ne soit exigée ou permise par la législation. Avant de divulguer des renseignements, évaluez s’il existe un risque important de préjudice corporel grave, déterminez si la divulgation pourrait causer un préjudice, et consultez l’équipe soignante ou l’agent de protection de la vie privée désigné, au besoin. Si la divulgation est nécessaire, ne communiquez que les renseignements pertinents pour réduire le risque, et suivez la politique de votre organisation.

Scénario 2 : Communiquer des renseignements à des membres de la famille, à un fondé de pouvoir ou à un mandataire spécial

Les infirmières et infirmiers ne devraient pas présumer qu’un membre de la famille peut recevoir des renseignements personnels détaillés sur la santé du seul fait qu’il se dit la personne-ressource principale ou qu’il affirme s’occuper des soins du client. Avant de communiquer des renseignements personnels sur la santé à un membre de la famille, à un fondé de pouvoir ou à un mandataire spécial, confirmez l’autorité de cette personne à recevoir les renseignements et déterminez si le client est apte à prendre ses propres décisions concernant la divulgation. Si le client est apte, son consentement est généralement requis avant de communiquer des renseignements à l’extérieur de l’équipe soignante. Si le client est inapte, le mandataire spécial approprié peut donner, refuser ou retirer le consentement au nom du client. Les infirmières et infirmiers ne devraient communiquer que les renseignements pertinents à la demande, déterminer si la divulgation pourrait causer un préjudice, documenter le consentement ou l’autorité, selon le cas, et demander conseil à l’agent de protection de la vie privée de l’organisation ou consulter les politiques internes lorsque l’autorité n’est pas claire ou que des membres de la famille sont en désaccord.

Scénario 3 : Vérifier l’autorité avant de répondre à des demandes juridiques

Les infirmières et infirmiers ne devraient pas présumer qu’une demande provenant d’une avocate ou d’un avocat, d’un assureur, d’une agente ou d’un agent de police ou d’un autre tiers autorise automatiquement la divulgation. Avant d’accéder aux renseignements personnels sur la santé d’un client ou de les communiquer, prenez des mesures raisonnables pour vérifier l’identité et l’autorité légale de la personne demanderesse. Cela peut comprendre la confirmation du rôle de cette personne, l’examen des documents requis, tels qu’une ordonnance judiciaire, une autorisation légale, une procuration ou une autorité de mandataire spécial, et le respect des procédures de l’employeur pour répondre aux demandes liées à une procédure judiciaire. Si l’autorité n’est pas claire, demandez conseil à l’agent de protection de la vie privée désigné de l’organisation ou à la représentante ou au représentant légal avant de communiquer les renseignements. Si la divulgation est autorisée, ne communiquez que les renseignements pertinents à la demande, et consignez le raisonnement.

Scénario 4 : Consentement partiel et portée de la divulgation

Scénario 5 : Rétention de renseignements/Disposition de verrouillage (au sein du cercle de soins)

Si un client demande qu’une partie de ses renseignements personnels sur la santé ne soit pas communiquée, vous devez la retenir de l’équipe soignante. C’est ce qu’on appelle la disposition de verrouillage de l’information. Vous devriez expliquer les répercussions possibles afin que le client puisse prendre une décision éclairée, informer les autres praticiens que des renseignements pertinents ont été retenus à la demande du client, et suivre la politique de votre organisation pour la documentation des renseignements retenus.

Scénario 6 : Communication de renseignements entre secteurs (à l’extérieur du cercle de soins)

Le consentement exprès est généralement requis avant de divulguer des renseignements personnels sur la santé à l’extérieur de l’équipe soignante, y compris à des partenaires communautaires tels que des refuges ou des organismes de soutien au logement. Avant de communiquer des renseignements, confirmez le consentement du client, la fin de la divulgation, ainsi que le fait que la partie destinataire a ou non l’autorité de recevoir les renseignements. Les infirmières et infirmiers ne devraient communiquer que le minimum de renseignements nécessaires et utiliser des méthodes de communication sécurisées pour les transmettre.

Scénario 7 : Divulgation à des assureurs

Le consentement exprès est généralement requis avant de divulguer des renseignements personnels sur la santé à un assureur. Confirmez quels renseignements le client a accepté de communiquer, et ne divulguez que ce qui est nécessaire à la fin liée à l’assurance. Les infirmières et infirmiers devraient documenter le consentement du client et suivre la politique de leur organisation pour la communication de renseignements.

Scénario 8 : Obligation de déposer un rapport concernant les blessures par balle 

La Loi de 2005 sur le signalement obligatoire des blessures par balle exige que les hôpitaux et les autres établissements de soins de santé désignés signalent à la police, dès que possible, le nom du client, s’il est connu, ainsi que l’emplacement de l’établissement qui effectue le signalement. La législation ne précise pas qui doit effectuer le signalement. Les infirmières et infirmiers devraient suivre la politique de l’organisation ou de l’unité afin de déterminer les rôles, les responsabilités et la façon de respecter les obligations de déclaration tout en préservant la relation thérapeutique.

Scénario 9 : Accès des policiers aux renseignements 

Dans certaines circonstances, les policiers peuvent accéder à des renseignements personnels sur la santé. La Loi de 2004 sur la protection des renseignements personnels sur la santé (LPRPS) permet aux hôpitaux d’établir des procédures pour la divulgation de renseignements personnels sur la santé à la police dans le cadre d’une enquête. L’hôpital est responsable de déterminer si la divulgation est permise en vertu de la LPRPS, y compris de préciser à quel moment les renseignements peuvent être communiqués, qui prend la décision, et quels renseignements peuvent être divulgués. Si la procédure de l’hôpital est conforme à la LPRPS et qu’on vous demande de fournir les renseignements, le fait de le faire ne constituerait pas une atteinte à la vie privée. Le consentement du client n’est pas requis lorsque la divulgation est autorisée en vertu de la LPRPS, ou lorsque les policiers fournissent un mandat ou une assignation.

Scénario 10 : Divulgation requise à des fins de santé publique

La LPRPS permet la divulgation sans consentement lorsqu’une autre loi l’exige, y compris à des fins visées par la Loi sur la protection et la promotion de la santé ou la Loi sur l’immunisation des élèves. Les infirmières et infirmiers devraient confirmer que la demande est liée à une fin de santé publique, suivre les procédures de l’organisation pour le signalement ou la réponse aux demandes de santé publique, et ne divulguer que les renseignements requis à cette fin. Si les infirmières et infirmiers ne sont pas certain(e)s des renseignements à divulguer, elles ou ils devraient demander conseil à l’agent de protection de la vie privée désigné de leur organisation ou à la personne-ressource du bureau de santé publique, et documenter la divulgation, selon le cas.

Scénario 11 : Directives sur la divulgation en cas de violence entre partenaires intimes ou de risque de préjudice

Lorsqu’il est question de violence entre partenaires intimes ou d’un autre risque grave de préjudice, les infirmières et infirmiers devraient demander le consentement du client pour communiquer des renseignements, lorsque cela est sécuritaire et approprié de le faire. S’il existe un risque important de préjudice grave, les lois sur la protection de la vie privée de l’Ontario peuvent permettre la divulgation sans consentement à un organisme ou à un fournisseur de services pouvant contribuer à réduire le risque, ou à l’autorité compétente. Les infirmières et infirmiers ont également l’obligation de signalement lorsque la loi l’exige, notamment lorsqu’il existe des motifs raisonnables de soupçonner qu’un enfant a besoin de protection en vertu de la Loi de 2017 sur les services à l’enfance, à la jeunesse et à la famille. Avant de divulguer ou de signaler des renseignements, les infirmières et infirmiers devraient évaluer la gravité, la probabilité et l’imminence du préjudice, déterminer si la divulgation pourrait accroître le risque, suivre les politiques de l’employeur ou consulter l’agent de protection de la vie privée de leur organisation, ne communiquer que le minimum de renseignements nécessaires, et documenter le raisonnement.For more information:

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